‹ Études critiques sur Properce et ses élégies: ouvrage contenant le fac-similé de six feuilles duChapitre 104 sur 192 · L. MuUer, Prop.i^Z., Prœf., p · texte numérisé non relu

L. MuUer, Prop.i^Z., Prœf., p

5. Voy. aussi l'hypothèse, moins probable, mais admissible, de M. James Cranstoun, The Eleg, of Prop. transi into Engl. verse, Edimbourg et

Un copiste italien, celui qui a rédigé le qifatrième Yossianus, entrevoyant la vérité, avait senti que Pi*operce ne devait pas se nommer Aurelius; mais se trompant dans l'application, au lieu de supprimer le faux nom, il lui en substitua un autre, âULUS, d'où la suscription Incipit AuLi Properlii Vmbri elegia ad Tullum.

De tout ceci ne ressort pas seulement la connaissance exacte du nom de Properce, mais aussi une conclusion relative au Neapolitanus. Ce manuscrit ne porte ni nauta, ni Aurelius; les manuscrits de M. BaehrensS au contraire, offrent ces deux traces d'ignorance et d'interpolation. Il y a là en faveur de l une présomption de plus, et une présomption très sérieuse '.

Properce naquit en Ombrie, comme il nous l'apprend luimême I, 22 et IV, 4, 63-64 et 121-126; mais dans quelle ville? Il y en a jusqu'à neuf qui se disputent l'honneur de lui avoir donné le jour : Asisium (Assise), Hispellum (Spello), Mevania (Bevagna), Ameria (Anielia), Fulginia (Foligno), Trebia (Trevi), Monlefalchium (Montefalco), Yectonium (Bettona), Perusia (Pérouse). Il faut, dès l'abord, écarter les cinq dernières : on n'a produit en leur

Londres, 1875, < en tête Life of Prop., p. 13. M. Cranstoun pense que Aurelius pourrait être une corruption de Atnerintis, la ville d'Amérie ayant été considérée par quelques-uns comme la patrie de Properce.

1. Le Vossianus, le Laurentianus et TOttoboniano-Vaticanus ; quant au Daventriensis, je rappelle qu'il ne commence qu'à I, S, 14, un feuillet s'étant perdu; par conséquent il ne peut offrir de titre.

2. Le Groninganus donne nauta; mais il ne donne pas Aurelius.

faveur aucun argument sérieux. Des quatre autres, Assise a pour elle Lilio Gyraldi de FerrareS Juste Lipse', Lachmann (en dernier lieu'), Hertzberg (dans son édition*), Keil, Haupt, MM. L. MùUer, Baehrens, K. P. Schulze, Lûljohann, Volz, Cranstoun, Davies, Postgate, Crowell et Jacoby. Spello, proposée par Thaddée Donnola dans un petit livre écrit tout exprès à ce sujet et auquel je renverrai fréquemment dans les notes ^, a été adoptée par Fr. G. Barth, Burmann, l'éditeur de la collection Lemaire, et M. W. Binder. Mévanie a réuni les suffrages de Raphaël de Volaterra, de Beroaldo, d'Alberti, de Ph. Dubois, de Broekhuyzen et de Paldam (dans son livre Rômische Erotik^)Améne a plu à Scaliger et à Passerai'. En présence d'une si grande diversité de jugements, on se doute bien que les passages des Elégies de Properce, sur lesquels on s'appuie pour déterminer le lieu de sa * naissance, sont devenus fort obscurs pour nous, si jamais ils ont été bien clairs pour les anciens. Voici ces trois passages :

1. Lil. Greg. Gyraldi, De poetar. hisloria dialog. IV (dans ses œuvres complètes, Leyde, 1696, t. H, col. 222, G).

2. J. Lipse, Antiq. lect. lib. V, capf X (dans ses œuvres complètes, Wesel, 1675 , t. I, p. 427).

3. Pendant longtemps, Lachmann accepta Mévanie, voy. plus loin.

4. Dans sa traduction, Hertzberg prenait parti pour Spello, Prop. Elegien, Stuttgart, 1838, p. 7, Einleitung.

.5. D'après Tédition réimprimée en 1713 par les soins de H. L. Schurzfleisch : Thaddœi Donnola L C. Hispellatis de patria Sex. Aurell, Pro~ perti poetœ percuriosa dissertatio, etc. H. L Schurzfleischius denuo ediditf etc. Vitembergœ, formis Creusigianis anno cio lo cxiii.

6. Paldam, Hôm. Ërot., p. 59. Dans son édition, il faisais naître Properce à Spello (Prop, Carm.y Prœf,, p. 7).

7. Volpi et Carutti restent neutres. M. Paley, p. 10 de sa préface Prop. Carm.f dit positivement que Properce naquit à Mévanie, et p. 233 du texte, à la note de IV (V), 1, 125, dit non moins positivement qu'il naquit à Assise. 11 faudrait pourtant choisir. M. Wratislaw hésite entre Assise et Spello, en inclinant toutefois du côté d'Assise.

Qualis et unde genus, qui sint mihi, Tulle, Pénates,

Quseris pro noslra semper amicitia.

Si Perusina tibi patriae sunt nota sepulcra *■ 3

Proxima subposito contingens Umbria campo. 9

Me genuit terris fertilis uberibus.

« Quel je suis et de quelle race, quels sont, TuUus, mes pénates, tu le demandes au nom de uotre constante amitié. Coûnais-tu Pérouse, sépulcre de la patrie... ? Eh bien, la partie de TOmbrie qui la touche de plus près, et sous laquelle s'étend une plaine, m'a donné le jour, pays fertile aux grasses campagnes. »

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