Prop. recensuit et emendait V. G, Pollier, Préf., p
naquit à Mévania, ville d'Ombrie, aujourd'hui Bevagna, duché de Spolette. » DeloDgchamps * : « Tout ce qu'on sait de la vie de Properce se réduit à ce qu'il nous en apprend dans quelques-unes de ses élégies. On y voit qu'il naquit à Mévanie, » etc.. J.-P. de Saint-Amand* : « On pense communément (sic) qu'il reçut le jour à Mévanie, depuis Bevagna; néanmoins Lelio Giraldi lui donne pour berceau Axis, ou Assis, ou Assisia ; mais l'autorité et les raisonnements de ce critique seul (sic) ne sauraient prévaloir contre l'opinion générale, fortifiée du texte même des meilleures éditions de Properce. » Et un peu plus loin Saint-Amand reprend : « Sextus Aurelius Properce naquit à Mévanie, » etc. Denne-Baron^ : (( Sextus AureWus Properce, poète élégiaque latin, naquit à Mévanie, ville d'Ombrie. » Toutefois Denne- Baron daigne nous avertir que sept autres villes d'Ombrie, et Pérouse avec elles, se disputent l'honneur d'avoir été la patrie de Properce; il consacre même quelques lignes à parler en termes légers et fleuris du livre de Donnola, qu'il nomme familièrement Thaddée tout court, tandis que G.-L. Mollevaut/*, d'une élégance plus sobre et plus solennelle, écrit : « Propercc vit le jour à Mévanie, ville de l'Ombrie. » Quant à M. J. Genouille^, il faut lui rendre cette justice qu'il prend la peine de discuter la question, d'une manière insuflisante,
1. Delongchamps, Élégies de Prop. trad., nouvelle édit., Paris, 1802, t. 1, Discours préliminaire, p. 1.
2. J. P. Ch. (chevalier) de Saint-Âmand, seule trad. complète en vers franc., Paris et Bourges, 1819, Vie de Prop.f p. 6 et 9.
3. P. Denne-Baron, Élég. de Prop. trad. en vers franc., Paris, 1826, Notice sur Prop., p. 7-9.
A. C. L. Mollevaut, Élég. de Prop., Paris, 1816, Vie de Prop., au commencement.
5. Cat., Tib., Prop., trad. de la coll. Panckoucke, par MM. Héguin de Cuorle, A. Valatour et J. Genouille, nouv. édit. revue par M. A. Valatourt, Paris,. Garnier frères, p. 247-248, Vie de Prop.
ii est vrai, mais impartiale. Il se décide, comme les autres, en faveur de Mévanie.
C'est Fabio Alberti, de Bevagna^ qui a pris en main avec le plus de soin et le plus de force la cause de cette ville. Bien qu'il ait parfois recours à des arguments si ridicules, que Ton doute s'il parle sérieusement, il a fait cependant un travail utile en donnant le premier une description exacte du pays *. Il n'en est pas moins surprenant qu'il ait pu convaincre Lachmann pendant fort longtemps * et Paldam d'une façon définitive ^ : a L'abbé Alberti, écrit ce dernier, a prouvé jusqu'à l'évidence que la vieille hypothèse qui fait naître le poète à Bevagna avait pour elle la vérité. »
Cependant deux raisons s'opposent d'une manière absolue à l'adoption de celte hypothèse :
1° Mévanie est située dans une plaine; or la ville où^est né Properce était située sur une hauteur. Quand même, ce qui n'est pas mon avis, arces scandenteSy arxscandens (IV, i, 65, 125) désignerait non une hauteur sur laquelle était bâtie la ville, mais simplement les murs de cette ville^, le subposito campo de I, 22, 9 montre, à ne pas permettre d'en douter, que cette ville était située sur une hauteur.
2° Properce dit en termes très nets IV, 1, 121-123, qu'il est né dans l'Ombrie, du côté de Mévanie.
Qua nebulosa cavo rorat Mevania campo.
1. F. Alberli, Nuova raccolta d'opuscoU scientifici e filologiciy Yen., 1768, t. VII, p. 62-280.