Chr. Lùtjuiiann, ouvr. cit., p
montrent suffisamment*. Néanmoins on sait qu'elle eut , une existence très courte, et l'on est en droit de supposer qu'elle fut abrogée un an ou deux ans après avoir été portée, c'est^-dire en 27/727 ou 26/728.
Ainsi dans le livre II nous rencontrons deux élégies, dont l'une, la septième, est probablement de l'an 27 ou de Tan 26, et dont l'autre, la trente et unième, est à coup sûr de l'an 28. Si l'élégie II, 10 était, comme le veulent MM. Eschenburg et Lùtjohann, de l'an 22, la composition du livre II s'étendrait sur un espace de six années au moins. Je sais bien que M. Lùtjohann pense qu'il y a eu transposition et que l'élégie II, 10 devait autrefois faire partie du quatrième livre; mais cette idée repose sur une autre idée fausse, à savoir que l'élégie II, 10 a été écrite après la rupture des deux amants.
Donc l'élégie II, lOdoit être attribuée à l'année 25/729; mais cette élégie ne marquant ni la fm, ni aucune époque précise des relations avec Gynthie, la connaissance de la date qu'on doit lui assigner demeure d'une médiocre utilité.
Quant aux élégies 4 et 5 du troisième livre, qui doivent être fondues en une seule, comme l'a bien vu Muret ^, on les rapporte généralement^ aux derniers temps de la liaison. Or ces élégies appartiennent nécessairement à l'époque où Auguste préparait contre les Parthes l'expédition qui leur fit rendre les drapeaux de Crassus (él. 4-, v. 9; él. 5, V. 48) ; le départ eut lieu probablement vers la fin de 22/732; on doit donc attribuer l'élégie 4 (et 5)
1. Voy. Cuil. Fiirsteaau, QucBst.Prop., Jàhresbericht ùber dos Kurfùrstl. Gymn. zu Rintel 17 und 18 il/ar» 1845, p. 7..