Fragment d*Herinés., vers 75 sqq
3. M. Gouat dit les Élégies. Il vaut mieux ne pas choisir spécialement, dans Tœuvre de Philétas, les élégies pour leur attribuer un caractère bucolique et populaire; ce serait oublier que le poète s'était exercé aussi dans la poésie bucolique proprement dite, comme le témoigne un passage de Théocrite VU, 39 sqq :
«... où ydp TTCO XQCT'êfjLÔv voov oOte tôv êoôXôv ZtxcXfdav v6(72(jLt tov êx £dl(jLb> ômIï ^iXtjtSv defdcov, pdtpaxoç iroT'dxp{Saç &ç xtç iplaltù. »
N. Bach {Phil. Herm. Phan. réf., p. 17) invoque aussi, comme preuve, des vers de Moschus III, 96 sqq.; mais le passage de cette idylle, qui d'ailleurs n*est pas de Moschus, paraît interpolé à M. H. L. Ahrens (voy. p. 1H de son édit. de Tbéocr. Bion Mosch., Leipzig, 1869).
létas se distinguait parmi les Alexandrins par le goût de la nature et la recherche de la simplicité. Sa poésie devait avoir une fraîcheur qui respire encore dans les distiques épars sauvés de Toubli. En voici un que nous a transmis Stobée et qui mérite d*èlre cité. Le poète prie Battis de ne point Toublier quand il sera mort : « Du fond du cœur verse quelques larmes, dis une douce parolCy et quand je ne serai plus, rappelle-toi cependant. »
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Un effort souvent heureux pour être simple, Tamour sincère de la nature, ce sont là des traits remarquables à toute époque, mais plus méritoires dans le monde où vivait Philétas que dans tout autre; ils doivent lui être comptés; ils expliquent et justifient la passion de ses admirateurs. Je ne doute pas que Yii^ile n'ait aimé Philétas; je soupçonne Tibulle de l'avoir souvent imitée
11 semble au premier abord que Ton puisse juger Gallimaque plus directement et prononcer en quelque sorte, les pièces en main : il nous reste de lui quatorze cents vers environ. C'est peu de chose relativement à ce qui est perdu; son œuvre était considérable : mais c'est beaucoup par comparaison avec Philétas; ce sont des poèmes entiers dans un état de conservation très supportable. On y trouve cependant un médiocre secours pour connaître le génie du poète ; ce qui n'a point péri est justement ce qui était moins digne de survivre : des hymnes, pièces officielles nécessairement froides et guindées qui ont fait chez les modernes plus de tort que de