Cf. Jy K. P. Schulze, Rôm. Elegik., Einleit., p
3. Cf. Franc. P. Simpson, Select poems of CatuUus, new edit. revis, London, 1880, Quœst. /, p. 26 sqq.
point troubler le développemeot de leur génie national.
Ce n'est pas à dire que Télégie romaine soit sans défauts ; elle est uniforme et sombre plutôt qu'agréable et variée. On peut lui reprocher une certaine monotonie, qui réside en partie dans la forme, en partie dans la nature même de l'inspiration; c'est une conséquence de l'esprit de discipline qui est un des traits du caractère Romain. De là, une tendance à la rhétorique, à l'amplification, au retour un peu fastidieux des lieux communs. C'est ce qui faisait, comme l'a vu Paldam, la plus grande difficulté dans la tâche des élégiaques latins; les ressources de la langue étaient pauvres, l'imagination romaine ne s'égarait point, de sorte que le poète devait imprimer sa marque individuelle par le choix des lieux communs et par l'ordonnance des mots; difficulté que Tibulle, Properce et Ovide sont parvenus à résoudre*. Chez eux, dit avec raison Paldam, cette science magistrale de la forme a tant d'effet que souvent une étude approfondie permet de reconnaître entre eux, dans dos passages analogues, une incontestable différence.
Nous ignorons quel est celui qui le premier introduisit l'élégie dans la poésie latine ^ L'élégie de Cicéron dont parle Servius {ad Verg, BucoL I, 58) était-elle une œuvre de sa jeunesse ou bien appartenait-elle à un temps postérieur alors que d'autres déjà s'étaient essayés dans ce genre? Catulle est à coup sûr un des plus anciens; les trop rares élégies qu'il a composées ne sont pas son m oindre titre de gloire. Une d'elles est un chef-d'œuvre de passion (76 : Siqua recordanti^ voy. aussi 68^ et 68^). Galvus