‹ Études critiques sur Properce et ses élégies: ouvrage contenant le fac-similé de six feuilles duChapitre 171 sur 192 · Voyez Catulle, V, 7 sqq · texte numérisé non relu

Voyez Catulle, V, 7 sqq

TALENT DE PROPERCË. ^i

sentes de ses œuvres. 11 est simple et gracieux en plus d'un passage; ainsi, lorsqu'il se défend'auprès de Cynthiq d'un soupçon d'infidélité :

Guncta tuus sepelivit amor, nec femina post te Ulla dédit collo dulcia yincla meo *.

Lorsque, dans le langage de 1 amour vrai, il lui offre tout ce que son cœur contient d'affection :

Tu mihi sola domus, tu, Gynthia, sola parentes, Omnia tu nostrœ tempora Isetitise '.

Ailleurs, il lui dira :

Nos uxor nomquam, nuraquam diducet arnica Semper arnica mihi, semper et uxor eris^.

Ou bien encore, un peu plus tard :

Solus ero, quoniam non licet esse tuum^^

Malgré l'abus des ressources mythologiques, peu d'élégies latines sont aussi charmantes que la deuxième du premier livre Quidjuvat ornatOy etc., dont je donne le texte entier un peu plus loin. Dans une autre pièce, que je reproduis également en appendice, le poète nous peint une jeune femme aimante et vertueuse qui voit revenir enfin un époux, retenu loin d'elle par l'ambition :

Nam quocumque die salvum te fata rémittent, Pendebit collo Galla pudica tuo^!

i. Voy. III, 15, 9-10.

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