‹ Études critiques sur Properce et ses élégies: ouvrage contenant le fac-similé de six feuilles duChapitre 172 sur 192 · Voy. m · texte numérisé non relu

Voy. m

tn ^TUDES SUR PROPERGE.

Il a par moments, non moins que Tibulle ou Virgile, le sentiment de la paix bienfaisante que procure à Thomme des villes le séjour de la campagne; il aime, quand il souffre, à trouver un bois désert pour y méditer sa douleur : ^

Hase certe deserla loca et taciturna querenti

Et yacuum Zephyri possidet aura neuius.

Hic licet occultos proferre inpune dolores

Si modo sola queant saxa teiiere fidem .

Unde tuos primum repetam, mea Cynlhia, fastus?

Quod mihi das flendi, Cynthia, principium ?

Vos eritis tesles, si quos habet arbor amores,

Fagus el Arcadio pinus arnica deo.

Ah qiiotiens vestras résonant mea verba sub umbras

Scribitur et teneris Cynthia corticibus^ !

Sed qualiscumque es, resonent c Cynthia > silvae Nec déserta tuo nomine saxa vacent '.

Ailleurs, il se réjouit de ce que Cynthie, qui va quitter Rome, s'éloigne du moins pour vivre dans une solitude rustique et sans tentations^; en quelques traits, il nous fait voir un de ces paysages simples et vrais, comme la muse antique savait les peindre :

Scia eris et soles spectahis, Cynthia, montes Et pecus et fines pauperis agricolse.

1. «( Où Cynthie est écrite en l'écorce odorante », dit André Chénier, dont la mémoire était toute pleine des vers de Properce.

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