R. Ellis, article cité, p
2. Le Parisiensis, au lieu de Cynthia prima (I, 1, 1), donne Cynthia 8ola que je ne vois rapporté dans la récension d'aucun autre manuscrit. Prima est rétabli en marge, d'une autre main. J'avais pensé que le scribe
4i ÉTUDES SUR PROPERGE.
rens A F N, percurrens DV). i, 22 differet N F m 2. 8, 20 plaeidos A F H, oriquos A F (opriquos H). 22 quin ego tula tuo A F D. 25 atraciis N H G.
II, 8, i lenior H F w 2 V w 2. 34 »>, 86 Laochadie F.
III, 3, 32 Gorgoneo N F m 2 V «ï 2.
IV, 1 »>, 73 aversus H V iw 2. 2, 2 petenda F D V. 11, 102 equis D V.
Résximé. — Deux familles de manuscrits.
La première se divisant en deux rameaux, le plus sain représenté par n, l'autre par AF.
La seconde se composant de DV, inférieurs à N, égaux en valeur à AF.
Puis, des manuscrits qui commencent à mêler des leçons de Tune et de l'autre famille, H malgré cela se rattachant d'une manière certaine à la première par F m 2, G confondant davantage les deux familles, mais suivant plutôt la seconde par l'intermédiaire de v m 2.
N est donc de beaucoup le meilleur manuscrit de Properce, comme il est le plus ancien ; je rappelle que F et v ont reçu des corrections heureuses d'après lui, et que l'accord de HF m 2 v m 2 équivaut presque à une certi-
du Parisiensis, qui duf être un homme instruit, avait resprit occupé, en transcrivant ce vers, du passage d'Ovide, Rem. Am. Voy. 763 sq.
Carmina quis potuit tuto legisse Tibulli Vel tua cujus opus Cynthia sola fuit ?
M. Châtelain m'apprend qu'il existe à Nice un manuscrit de Juvénal (douzième siècle) où se lit en glose, au vers 7 de la sixième satire, le premier vers des Élégies de Properce avec sola au lieu de prima. On voit qu'anciennement déjà cette fausse leçon s'était produite, de sorte que dans B elle doit venir non du copiste lui-même, mais de Texemplaire d'nprès lequel il copiait. Cela n'empêche point, du reste, que la cause première de l'erreur ne puisse être une confusion avec le vers d'Ovide.
Lude. Quant à AF m 1 DV ml HG , il est bon de les con- * suUer, mais avec défiance. P et b n'offrent qu'un intérêt presque insignifiant.
J'ai parlé, au chapitre premier, du Menlelianus, qui est à Leyde, du Memmianus et de tous les manuscrits qui, avec le Parisiensis et lui, se trouvent à la Bibliothèque nationale de Paris. Pourtant je ne m^occuperai point de discuter leur valeur. Elle est à peu près nulle pour le premier, tout à fait pour les autres. Si j'ai décrit le Mentelianus, c'est que Lachmann, dans sa première édition^, et Keil, dans ses Observations^, lui attribuaient le troisième rang. Quant au Memmianus, il a servi à Passerai, ce qui lui donne une certaine impor-' lance historique^. Les autres manuscrits n'ont été nommés qu'à raison de leur séjour à la Bibliothèque nationale. Je me suis arrêté un peu plus longtemps sur le n** 8235 parce qu'il est orné avec luxe.
Conclusion, — Actuellement je conçois comme type d'une édition critique de Properce celle qui, fondée sur le texte de N, donnerait les variantes principales de AFDVGH. Nous allons voir dans le chapitre suivant qu'une telle édition n'existe pas, mais que l'on peut jusqu'à un certain point la remplacer par la collation des éditions de Hertzberg et de M. Baehrens.
1. Lachmann, Prop. carm., Prœf., p. II. — Dans sa seconde édition (Berlin, 1829), Lachmann laisse de côté le Mentelianus. Voy. plus loin, Edilions.
2. Keil, Observ. crit, in Prop., p. 4 sq. — Le Mentelianus paraît avoir la môme origine que N ; mais il a subi un grand nombre d'interpolations.