ÉDITIONS PRINCEP8, REGIEN8IS, ALDINES
BEROALDO
jC'esteiil472, à Venise, que parut l'édition princeps des Élégies de Properce. Une autre édition ayant paru la même année dans la même ville, il en est résulté une confusion qui a trompé Heyne, Barth et l'auteur de l'édition Bipontine. Ils attribuent la priorité à une édition in-f* ou in-4° major qui contenait les œuvres de Catulle, celles de TibuUe, celles de Properce et les Silves de Stace. Leur opinion est généralement admise ; cependant Huscklie, dans son édition de TibuUe, a démontré qu'elle reposait sur une erreur*. Il signale l'existence d'une édition de Properce in-^** minor, imprimée au mois de février 1472 ; il l'avait vue chez Laurent Santen, dont l'exemplaire ne. contenait que Properce; pourtant Tibulle, et peut-être Catulle, avait dû paraître avec Properce. C'est bien cette édition que Volpi eut entre les mains ^. Il prétend qu'elle reproduit avec une fidélité
1. I.-G« Ëuschke, Tib.carm.i, I, Prœf.y^. Q,eiCatalogi edit., p. Stsqq*
2. Volpi, deuxième édit. de TibuUe, Padoue, 1849, De vit. Tib.y p* 20: , In hoc edUione Propertiûs eliam primum typis excusus esL »
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1 W ^f \SiiWih{ Il ^Utif^^Ul\l^^/t n*n iiW;n^ h propos des premières éditions
i' It'MMlM |»i/«i dM Mf»fl/«MM, 77//, r.VW. /Vo/;., cumeor, viia, opéra.
>< 4i(( l<(*iM<)Mii n'oMl. pMN tiiilrnitinnt coniiii. Cf. Bunnann, Prop. J&/., /♦/M'/ .*ï«o</^'o . |Mt • M ijuln/utirit ilh AnfoniuHl'errejus, aut unde domo, MMM <IM»' //^IimKm. «f'c linmhlmiUM, mo nouhr liurmannuSy viri in historia /^♦♦/mmhm /Mf<Mir/it ('0rM(i//AAOM<, ('<i(/MOi^e>Wii<, ff/;w quœrere supersedeo. »
longtemps d'une grande autorilé. Ce fut Keil * qui leur enleva décidément un crédit qu'elles ne méritaient point. Il remarqua que Piicci, en même temps que le manuscrit de Bern. Valla, avait sous les yeux les commentaires de Beroaldo et de Calderino, et qu'il introduisait dans ses notes des conjectures personnelles ou autres, de sorte que très souvent il est impossible de connaître la source, et par conséquent la valeur de ces leçons. De plus, Antonius Perrejus, qui nous les a transmises en partie, avait lui-même entre les mains des manuscrits interpolés ; de là une série d'incertitudes et de complications qui, au point de vue diplomatique, doivent faire rejeter les corrections de Pucci. Elles ne conservent d'intérêt que dans le domaine de la conjecture.
Il faut nommer ensuite l'édition publiée à Vicence la même année (1481) S celle de Volscus (Rome, 1482, réimprimée à Venise en 1487)^, celle qui parut à Brescia en 1485. L'édition de Beroaldo, qui fut imprimée pour la première fois à Bologne en 1487* et réimprimée successivement à Venise en 1491 ^ 1493, 1494etl500, vaut mieux que les éditions antérieures ; toutefois il me semble que Hertzberg® s'en est exagéré la valeur. Parmi les passages qu'il prétend restitués par Beroaldo, le texte dans les deux premiers (1, 15, 33 et II, 3, 22) demeure douteux, et dans le troisième (II, 24, 38), le non ita vient de Pontano, et non de Beroaldo \ Des six autres conjectures.
i. H. Keil, Observ, crit, in Prop., p. 22 sq. et Prop, EL, Prœf.f p. A.