AVANT-PROPOS. XV
passion dont quelques-uns contestent bien à tort la profondeur, ou même la réalité.
Je me suis astreint, toutes les fois que j'ai fait une citation, à établir moi-même le texte et à en donner la traduction d'après une méthode d'exactitude telle qu'on la pratique à l'étranger plutôt .qu'en France*. De plus, j'ai joint à cette série d'Études le texte, accompagné de notes critiques, de trois élégies qui m'ont paru donner une idée heureuse et- juste du talent de Properce, la dernière surtout.
Malgré le peu de goût que j'éprouve pour les conjectures, je me suis permis d'en introduire quatre dans cette élégie (IV, il), toutes quatre dans des passages notoirement corrompus. Au vers 53, en rapprochant d'uneleçonimportantedel'Ottoboniano- Vaticanus un passage de Valère Maxime, j'espère avoir restitué le véritable texte. La leçon que je propose au vers 21 paraîtra peut-être bien hardie : je ne •la crois pas cependant invraisemblable. Quant au vers 30 et au vers 40, je crains qu'on ne puisse janiais en connaître la forme originelle: j'ai tâché,
1 . Dans rétude littéraift, on ne trouvera, au-dessous des citations, ni notes critiques, ni traduction. Les notes critiques auraient produit un effet désagréable à la lecture ; cela ne m'a pas emp^ih^ d'établir moimême mon texte, mais je n*ai donné que le résultat. Quant à la traduction, je Fai supprimée par une raison analogue : je traduis les textes dans la partie critique de mon livre, parce que j*appuie sur eUx mon argumentation, et qu*il importe par conséquent de faire savoir dans quel sens j'interprète rigoureusement les passages cités. Ce n'est donc Jamais au point de vue littéraire que j'ai traduit; ces études ne s'adressent qu'aux personnes qui savent le latin, et c'est dans le texte qu'elles doivent lire Properce.