Muret, In Prop. scholy r» 93» m fine et 93 b
2. La même observation s'applique aux notes relatives à II, 1 1 ; III» i» et à d*autres encore.
ÉDITiaKS. 53
donc, dans les scholies de Muret, une tendance fâcheuse à Tamplification littéraire, trop de complaisance pour la rhétorique. Mais on ne doitpa« perdre de vue que l'œuvre est inachevée; on doit surtout louer Muret de s'être consacré à un travail d'interprétation et de renseignements qui était urgent à cette époque et qui suppose beaucoup de science ; il eût pu, comme tant d'autres, céder au charme des conjectures brillantes ; il eût pu, aussi facilement que personne, remplacer les vers des élégiaques romains par des vers sortis de son imagination ; il a sagement fait de préférer un rôle plus modeste et plus utile*.
L'édition de Guillaume Ganter (în-12), qui parut en 1569 à Anvers, chez Plantin, est une des meilleures parmi celles qui suivirent. Dans la marge se lisent des variantes, des leçons nouvelles proposées par Ganter, des renvois, des notes explicatives très brèves. A cette édition de Properce sont jointes les poésies de Catulle, de Tibulle et de Gallus, publiées par d'autres savants; il y a une seule pagination pour ces trois poètes, puis un titre nouveau et une pagination nouvelle pour Properce. Heyne* en conclut que Catulle, Tibulle et Gallus d'une part. Properce de l'autre, ont été publiés séparément. Cependant mon exemplaire porte] en titre : Catullus^
1. Dans le commentaire sur Catulle, f* 6, Muret raille spirituellement ceux qui refont les vers des anciens sous couleur de les rétablir. Sannazar, dans une épigramme aimable, disait à Jovien Pontano que Catulle, s*il revenait au jour, préférerait aux vers qu'il avait écrils- jadis ceux que lui attribuaient les corrections de Pontano : « Sannazar, dit Muret, parle en ami et avec grâce ; mais Catulle, je pense, préférerait certainement ses propres vers. » Cette épigramme de Sannazar est la treizième du livre I dans ses Poésies complètes (édition de Volpi).
2. Voy. Tibulle, édit. Golbéry (coUect. Lemaire). De Tib, codic. et edit,^ p. 75.
TibulluSj PropertiuSy eCl^âiiférence de paginalion ne prouve rien*.