TEMPLE D'APOLLON
DIDYMÉEN,
mobilité hiératique des attitudes, le manque absolu d'expression et de personnalité, le parti pris d'exécution enfin, sont communs aux marbres des Branchides et aux œuvres de la décadence égyptienne. Mais il y a dans les rondeurs du rendu, dans la disposition des vêtements , surtout dans la coiffure et dans 1" interprétation de la figure humaine, quelque chose de tout différent. S'il y a dans ces marbres quelques emprunts faits à la tradition égyptienne, la part d'influence assyrienne me parait bien plus considérable encore , que cette influence se soit exercée directement ou par l'intermédiaire de ces peuples de la Phrygïe et de la Lydie dont, grâce aux beaux travaux de M. G. Perrot (1), nous commençons à connaître la civilisation. Si, sans quitter le British Muséum, nous passons de la salle 1 y tienne à l'entrée du musée assyrien, il est impossible de ne pas être frappé de l'analogie que présente avec les statues des Branchides celle du roi Salmanasar.