‹ Etudes d'archéologie et d'histoireChapitre 2 sur 28 · TUD£ StJK LES TKODBADOUBS · texte numérisé non relu

TUD£ StJK LES TKODBADOUBS

achèvent de perdre, sous nos yeux , jusqu'à leur langue^ jusqu'à leur nom au sein d'une nation rattachée par eux à la civilisation antique? C'est là en efTet^ nous le croyons y tout ce que devrait présenter une histoire parfaite de la poésie provençale. Pour juger jusqu'à quel point M. Fauriel aurait pu approcher du but, peut-être conviendrait-il d'attendre la lecture de ses cours sur la langue italienne et sur la poésie espagnole; mais si, même avec ces compléments nécessaires, il n'avait point encore rempli toutes les conditions que nous avons indiquées, il faudrait, s'en prendre beaucoup moins à son esprit, qui joignait l'étendue à la pénétration et la force à la prudence, qu'à l'enseignement lui-même, qui se plaît aux problèmes successivement posés ^ séparément résolus, et qui ne laisse pas toujours assez de calme et de suite aux graves expositions de l'histoire. Pour, peu qu'on ait eu l'occasion de connaître les limites que la parole donné à la pensée, on ne peut qu'admirer un professeur dont les leçons, imprimées après lui, sans qu'il ait pu apporter une correction ou ajouter une note à des opinions souvent modifiées par l'impression de l'auditoire, forment encore la base solide d'une science nouvelle. Aussi ne finirai* je point sans m'excuser d'avoir fait de si longues réserves au sujet d'un livre que sa méthode suffirait pour recommander comme un modèle excellent^., alors même que les résultats qu'il contient ne seraient pas justement comptés parmi les nouveautés les plus piquantes et les plus incontestables de la critique moderne^

ÉTUDE

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Les 8ta«rtfl et lei BourI>oiii.

Stuart est le nom sous lequel est connue en France la maison deStewart, qui donna, en ligne direcle, neuf souverains à l'Ecosse et quatre à TAnglelerre. C'est surtout dans la biogiaphie de ces derniers que se renconlrent les événements qui doivent fixer l'attention, comme se rattachant au mouvement de l'histoire générale de l'Europe. Cependant il y a deux raisons principales pour considérer avec quelque soin celle des premiers: d'une pari , elle est liée à l'histoire de notre pays par une élroite communauté d'intérêts et de destins; de l'autre, elle peut servir à montrer que celle fatale famille des Sluarls, depuis le jour où elle mit la couronne sur sa lêle jusqu'à celui où une révolution l'en fit tomber, poursuivit pendant plus de trois cents ans le même dessein, plus persévérante dans sa longue existence qu'un seul homme dans sa courte vie, et succombant, à la fin du dîx^seplième siècle, par l'idée qui avait fait sa fortune au commencement du quatorzième.

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