DÉTAILS DE LA SERRE
On voit sur cette planche un pilastre, une colonne, et le vitrage qui garnit l'entre-colonnement. Ce vitrage est contenu par des tringles de fer-blanc coudées à simple feuillure, fixées sous la sablière, ainsi qu'au füt des colonnes, et par des tringles de même métal coudées à double feuillure placées entre les feuilles de verre. Ces sortes de petits bois sont renforcés de deux en deux carreaux par des tringles de fer de 6 lignes de diamètre, attachées aux colonnes; des liens de plomb, soudés au fer-blane, réunissent le vitrage à ces tringles.
Les portes pratiquées aux extrémités de la serre sont en fer; elles se meuvent entre un Re et une bourdonnière, et s'appliquent, étant fermées, sur des battements placés en sens contraire. La division de leurs petits bois en tôle correspond à celle dia petits bois en fer-blanc des autres entre-c FE
Les deux petits bois qui divisent en trois parties les châssis vitrés qui couvrent l'orangerie et la serre sont aussi en tôle coudée à double feuillure, et sont supportés de deux en deux pieds par des tringles de fer de 6 lignes de diamètre.
Cette planche contient aussi, fig. 1, le haut du comble des revers de la serre: il est couvert en tuile, les faitières sont à recouvrement, on y remarque le haut des châssis fixes.
Fig. 2. Rencontre des châssis fixes et des châssis mobiles «b, et fiches dont ce dernier est ferré. Fig. 3, coupe sur ab des châssis fixes, et des châssis mobiles qui s'appuient sur les arbalétriers dont le due est creusé en rigole garnie de lames de plomb pour prolonger leur durée.
Fig. 4. Pied des bal et partie inférieure des châssis reposant. sur la sablière, qui est retenue par des harpons scellés dans le mur de face de la serre.
Fig. 5. Linteau et traverse de la porte avec sa bourdonnière. Fig. 6. Traverse du bas avec son pivot, et sa crapaudine mamelonnée. Enfin fig. 7. Les battants de la porte appuyés sur les battements & et e cloués sur le pilastre et sur la colonne ; cette porte ainsi construite est inaperçue dans l’entre-colonnement qu'elle occupe.
(i) Voyez l'Art de chauffer et d’aérer les édifices publics et les serres, par Tredgold, et le Fraité sur le chauffage des habitations et des serres, au moyen d'appareils à la vapeur, par Bayley ; l’un et l’autre traduits de l'anglais.
A quelques pieds de la facade de la serre, un rang de ceps est planté pour fournir dans son intérieur des brins que l'on couche, l'un une année, l'autre l'année suivante, et qu'on fait passer à travers des tuyaux de terre placés sous la sablière, près du pied des arbalétriers pour les faire monter dans leur direction, joindre les entraits de fer et les garnir de pampres qui fourniront des fruits précoces.
Indépendamment de ces festons de vignes, on peut encore placer entre les bases des colonnes, tant du côté de la serre que du côté de lorangerie, des caisses où végéteront des plantes grimpantes, telles que le Jasmin de Virginie, l'Atragène des Alpes, la Grenadille, l'Hoyer charnu, les Périploca, le Jasmin volubile, le Chèvrefeuille du Japon, la Clématite à grand calice, la Clématite toujours verte, l'Hibertia grimpant, le Banistéria cotonneux, les Glycines, et autres arbustes qui-garniront le fût des colonnes, et formeront des guirlandes sur la frise et sur le plafond oblique qu'elles supportent.
Lorsque les rayons solaires, devenus trop ardents, nuisent aux plantes, on les voile par des paillassons ou par des stores. Ici l'on tend des toiles vertes, garnies, en haut et en bas, d’anneaux dans lesquels passent des tringles de fer, arrétées entre les arbalétriers ou fermes de la serre. Les derniers anneaux haut et bas d’un côté de chaque toile sont fixés à la ferme par un crochet; au côté opposé, les derniers anneaux haut et bas de chaque toile sont attachés à des cordes tendues, qui passent près des tringles au travers des arbalétriers, et qui se réunissent ensuite sur des poulies. Les toiles étant ainsi tendues, si l'on tire ensemble les deux cordes du côté où.les anneaux sont accrochés aux fermes, on ouvre simultanément tous les rideaux; et par un mouvement semblable, opéré à l'extrémité opposée, on retend à la fois toutes les toiles.