‹ Études d'artChapitre 6 sur 14 · MINIATURE · texte numérisé non relu

MINIATURE

En dépit des beaux préceptes consignés dans le Traité de la Miniature, dédié à la princesse de Guémenée par Perrot de l'Académie roïale ; des préceptes consignés dans l'Art de laver ou la nouvelle manière de peindre sur le vélin, suivant le coloris des desseins envoit en cour, dans l'Ecole de la Mignature, de de Piles; dans le Traité élémentaire de l'Art de peindre en miniature, de Violet, dans les Lettres sur la Miniature, de Mansion; en dépit de ces beaux préceptes et des portraits de Petitot, de Fragonard, de Hall, d'Augustin, d'Isabey, de Saint, il n'y a qu'un cadre de miniature qui mérite mention. Mais le reste!... le reste

MIMATURE

est là sans doute pour apprendre au public qu'on peut gagner sa vie à enluminer des gravures au pointillé.

HERBELIN (M"^'') (622). - Sur deux feuilles d'ivoire sont une brune et une blonde, admirables de travail, de faire, d'opposition : chairs chaudes et dorées de la brune ; chairs lactées et transparentes de la blonde. Les imperceptibles travaux de la miniature, noyés et fondus sous une touche large, se dissimulent et s'effacent, et les figures se massent hardiment d'ombres et de lumières. Robe blanche, toute légère, toute soufflée, toute flottante; robe de velours plaquée de sombre, aux contours lumineux; dentelles d'un point microscopique, si bien tramées de gouache, si bien chiffonnées au coude ! Pour bien dessiner. M""" Herbelin ne se croit pas quitte envers la couleur ; elle essaye heureusement à son petit genre la palette de Van Dyck, et certaine paire de mains, dans un de ses portraits, a l'air d'une paire de mains du maître flamand vue par le petit bout de la lorgnette.

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