‹ Études d'entomologie (volume 5)Chapitre 4 sur 6 · VIII PRÉFACE · texte numérisé non relu

VIII PRÉFACE

En attendant, je ne cherche pas les solutions absolues, en ce sens que j'évite tout motif de synonymie, autant du moins que je le puis.

C’est ainsi que M. Leech, m'ayant écrit en date du 19 maï 1892, « si vous avez de nouvelles planches de Papillons de Chine, voulez-vous me les envoyer voir? » j'ai immédiatement déféré à ce désir, et M. Leech nrayant fait connaître qu'il avait déjà décrit certains Papillons figurés pour la première fois, par moi, dans le présent ouvrage, j'ai conservé les noms qu’il me dit avoir donnés, tout en les considérant comme étant actuellement de nulle valeur, puisque M. Leech n’a encore éclairé ses descriptions par aucune figure.

M. Leech, comme chacun le sait aujourd'hui, instruit sur la richesse des productions naturelles du Thibet par la publication des découvertes dues aux Missionnaires catholiques français qui, les premiers de tous, ont fait connaître au monde savant les animaux et les végétaux de cette terre reculée et si peu accessible, a organisé avec le concours de MM. Pratt et Kricheldorff une expédition de chasseurs indigènes, avec mission de collectionner des Papillons et des Insectes dans le centre de la Chine et enfin à Mou-Pin et à Tâ-Tsien-Loû.

Dès lors, aux espèces nouvelles dont j'avais, dans plusieurs livraisons successives des Ætudes d'Entomologie, publié les descriptions et les figures, est venu s’ajouter un important contingent résultant des travaux des native collectors employés par M. Pratt.

Si actifs et si nombreux que soient les moissonneurs, le champ est tellement riche et vaste que de longtemps la récolte des nouveautés ne sera point épuisée.

Mais M. Leech et moi, nous travaillons désormais sur la même faune et il eût fallu notre entente commune sur un même objet pour éviter les doubles emplois dans la Nomenclature.

Il n’a point dépendu de moi que nos publications ne se fussent faites d'un commun accord. La lettre que j'écrivis à M. Leech, le 16 décembre 1890, en réponse à la sienne du 14 décembre, en fait foi.

Sans doute il eût été avantageux au progrès de l'Entomologie que mes

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