‹ Études d'entomologie (volume 5)Chapitre 6 sur 6 · ES · texte numérisé non relu

ES

Larraldei est d’un aspect bien différent de la forme de Tà-Tsien-Loù. Celle-ci est beaucoup plus obseure; les taches blanches sont rétrécies par l'envahissement des parties noires. En outre, la taille est généralement plus grande. De plus, la coloration des ailes inférieures en dessous est plus jaune. |

Ma collection renferme sept très beaux & de Tà-Tsien-Loù. Ils ne varient presque pas entre eux.

Pieris Larraldei, Osrur., forma N'utans, Osrar. (PI. [, fig. 3);

Ta-pin-tze (Yunnan) R. P. DELAvay.

Les ailes supérieures en dessus sont à peu près semblables à celles de Hastata; mais les inférieures sont bien plus rembrunies.

C’est par le dessous des ailes inférieures, où les taches jaunes sont tantôt plus claires et tantôt plus foncées, que Nutans est bien distincte.

L'espace basilaire est jaune orangé, au lieu d’être jaune citron comme chez Larraldei et Hastata; la première tache subbasilaire costale est blanchâtre; la tache allongée intranervurale, supérieure à la grande tache cellulaire, est jaune citron vif, tandis que la tache cellulaire est jaune nankin; fes taches du bord anal sont jaune nankin pâle; les taches submarginales sont jaune citron légèrement orangé, et les cinq taches qui entourent les cellules sont, comme la tache cellulaire, d’une teinte jaune plus claire.

En outre, la forme de toutes ces taches jaunâtres est moins aiguë que dans les formes voisines.

Je pense que les Pieris Oberthüri, Acraea, Hastata, Nutans, Larraldei, sont des races ou formes géographiques issues d’une même origine.

M. de Nicéville m'a communiqué récemment un très beau dessin d’une Pieris de l'Inde anglaise, qui me paraît être aussi une race locale à rattacher à la même souche.

Sans doute, l'Asie nourrit d’autres formes de ces Pieris, que nous ignorons encore. Mais plus nous pénétrerons dans la connaissance détaillée des faunes chinoise et indienne, plus nous trouverons de clarté pour résoudre le problème très intéressant du groupement des différentes formes géographiques devenues fixes et constantes autour de leur souche originelle.

Cette synthèse, résultant des nombreuses analyses faites peu à peu et au fur et à mesure des découvertes, constituera l'histoire véritable de l'espèce”au temps actuel.

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DU PÉROU ET DU THIBET

Argynnis Zenobia (sec. Leech)}, Osrur. (Penelope, Srcr., in hiteris (sec. Groum.). (PL. I, fig. 4).

Diffère de Childremi Gray, en dessus par l'absence de l'ombre submarginale verdâtre aux ailes inférieures, et en dessous parce que la teinte rose vif des ailes supérieures est remplacée par du fauve comme chez Paphia.

En outre, la forme des ailes est un peu plus élancée et moins arrondie; les dessins argentés des ailes inférieures en dessous sont plus sinueux.

L’Argynnis Zenobia vole au Sutchuen occidental, en compagnie de Childreni, comme Pieris Larraldei au Yunnan et au Thibet (Atentsee) avec sa congénère Agathon. L'exemplaire & figuré dans le présent ouvrage vient du pays au nord de Tà-Tsien-Loù.

Limenitis Albomaculata (sec. Leech.), Oserta. (PI. IT, fig. 15).

De la région au nord de Tà-Tsien-Loù.

En dessus, la Limenitis Albomaculata est, par son faciès, mimique de la Diadema Dubia ; même fond des ailes noir et mêmes taches blanc laiteux avec une pigmentation violàtre, surtout aux ailes inférieures, sur le côté extérieur. Un nom rappelant ce mimetisme m’eût paru plus convenable que celui d'Albomaculata qui convient à un si grand nombre d'espèces.

En dessous, les couleurs rappellent un peu Camilla. Le fond des supérieures est brun noirâtre avec des parties noires plus foncées, trois taches subapicales blanc violàtre (la première triangulaire, la seconde très petite et puncliforme, la troisième plus grande et assez arrondie), deux ou trois petites macules violettes au-dessous de ces trois taches subapicales, une tache longue blanc laiteux au centre et violâtre sur les côtés, partant du bord costal et descendant assez droit jusqu'aux deux tiers de la. surface des ailes. Celles-ci, ont en outre dans l’espace cellulaire deux chevrons lilas; le bord costal, l'espace apical et l'extrémité de l’espace cellulaire sont rouge brique foncé. Un liséré double, brun et rougeàtre, extérieurement éclairé de violâtre et accompagné d’une série double de taches intranervurales noirâtres plus foncée que le fond des ailes, descend tout du long du bord marginal, en formant une sinuosité assez régulière.

Les ailes inférieures sont brun rouge foncé avec toute la base, le bord anal et le disque

bleuûtre. Dans cette teinte bleuâtre dont le contour supérieur, près du bord costal, est irrégulier, tandis que vers le bord marginal des ailes, la limite en est plus droite, quoique encore un peu sinueuse, il y a un certain nombre de traits noirs et une éclaircie blanche au contact de la teinte brun rouge, vers le bord marginal. La double liture marginale se continue sur les ailes inférieures comme aux supérieures, et avec le même accompagnement d’une série double de taches intranervurales noirâtres.

Le corps et l'abdomen :noirs en dessus sont bleuàtres en dessous. Les pattes sont colorées comme le dessous de l'abdomen.

Eusemia Vilthoroides (sec. Leech), Osrar. (PL I, fig. 4).

Du pays au Nord de Tà-Tsien-Loû. s

Se place assez près de funebris, Moore, de Darjeeling (Aid to the Identification, pl. 127, fig. 4); mais plus grande, d’un ton général plus bleuâtre et avec les taches des 4 ailes plus développées. Elle est d’ailleurs très distincte par la grosse tache arrondie, isolée entre la bande maculaire submarginale et l’autre bande subbasilaire qui va droit de la cellule au bord anal.

Celle tache manque absolument dans funebris.

L'abdomen est en dessus noir annulé de jaune et terminé par un pinceau de poils jaunes ; en dessous, il est presque entièrement jaune. Les côtés du thorax sont aussi en dessous couverts de poils jaunes assez longs, d’une teinte moins orangée qu’à l'abdomen.

Les pattes sont noires pointillées de blanc.

La tête porte # très petits points blancs ; les épaulettes ont la base ponctuée de blanc; le thorax porte une tache centrale blanchâtre.

Chelonia Mirifica, Osrar. (PI. I, fig. 7).

Du pays au nord de Tà-Tsien-Loù.

Superbe espèce à ailes supérieures noir de velours traversées et bordées de jaune nankin; les ailes inférieures sont rouges avec des taches noirâtres et la frange jaune.

Les Gpaulettes, le collier sont jaune nankin, le thorax en dessus est noir avec deux lignes parallèles de poils jaune nankin; l'abdomen est rouge en dessus avec une série dorsale de points noirs. Le dessous du corps est noir; les pattes sont également noires.

DU PÉROU ET DU THIBET

Pour les dessins des ailes supérieures, il y a une première partie costale jaune nankin, comprenant un petit point basilaire noir, un gros point subbasilaire noir et deux traits noirs formant un V assez mal écrit, puis, au-dessous de la nervure médiane, une tache noire droite en haut, arrondie en bas, est limitée par un liséré nankin; un espace noir central, ayant la forme d’une botte dont le talon est en haut, limite un liséré nankin descendant d'abord perpendiculairement de la côte, puis obliquant droit jusqu’au bord interne; au-delà de cette ligne nankin, il reste 4 taches noires entourées par les lignes jaunâtres. L'espèce doit varier pour le dessin de ses ailes; l’exemplaire © que j'ai sous les yeux n’a pas les deux côtés symétriques. Je ne connais pas le &.

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