AYANT-PROPOS
Etudier par l’expérimentation la physiologie pathologique du giobule sangmin, faire l’analyse quantitative et qualitative des principaux éléments dans lequel il vit, c’est tendre vers la connaissance des lois qui dominent la pathologie générale.
Avant d’entreprendre ce travail, il fallait d’abord choisir parmi les méthodes employées pour doser le degré de vitalité de ces infiniment petits, et nulle autre que celle de l’extraction des g*az du sang* ne nous a paru satisfaire aussi bien à cette condition. En effet, en dehors d’un chiffre plus ou moins approximatif, la méthode de la numération des giobules dans les différentes maladies ne fait pas plus connaître leur altéra-
tion propre que le dosage du fer contenu dans un poids ■ donné de sang ne montre comment se comporte cet élément fondamental de l’hémoglobine pendant la grande fonction de l’hématose.
Nous avons donc, dans toutes nos expériences, mesuré la capacité d’absorplion pour l’oxygène par le globule vivant, sain ou malade, puis, dosant en même temps le poids de ce globule frais, nous avons pu suivre les modifications qu’il subissait pendant ses différentes altérations.
Nous avons divisé notre travail en deux parties :
Le premier chapitre est consacré à l’historique de la question et à quelques généralités sur le san»*, les appareils et les procédés que nous avons employés.
Dans le deuxième chapitre, nous avons donné la relation des expériences faites sur l’animal vivant, en y joignant quelques réflexions.
Le peu de variétés de maladies que nous avons pu communiquer aux animaux mis à l’étude, nous a forcé de restreindre nos conclusions. Nous avons cru devoir néanmoins les formuler, parce qu’elles sont avant tout l’expression du résultat, et c’est à ce litre que nous les soumettons à l’appréciation de nos juges.
Toutes nos expériences ont été exécutées dans le laboratoire de physiologie de M. le professeur P. Bert, à la Sorbonne. Il y aurait ingratitude de notre part à ne pas remercier ici vivement notre savant maître de l’appui et des conseils qu’il n’a cessé de nous prodiguer. Nous lui devons non-seulement notre éducation scientifique, mais encore les moyens nécessaires à l’exécution de ce travail.