‹ Études d'histoire byzantineChapitre 107 sur 178 · Cod. Car., 45, p · texte numérisé non relu

Cod. Car., 45, p

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Le premier septembre Irène débarqua en grande pompe k Constantinople. Elle arriva d'Hiéria, où elle avait fait halte, sur des vaisseaux pavoises et ornés de draperies de soie; les principaux personnages de la ville étaient allés à sa rencontre, avec leurs épouses, et lui faisaient escorte. Le 3 septcmlire, à l'église du Phare, elle fut fiancée à l'empereur Léon par le patriarche. Enfin, le 17 décembre, elle fut couronnée dans le triclinium Augustéon, et la cour se rendit en cortège à l'oratoire de Saint-Etienne de Daphné, où le mariage fut célébré'. Le i4 janvier 770, un fils naissait à Léon et à Lène et fut nommé Constantin'. La dynastie semblait établie d'une façon inébranlable et l'empire assuré à la descendance de Léon l'Isaurien.

Ainsi s'aflirmait léclat du règne. Nous venons de voir quel a été le rôle de Constantin dans cette vaste entreprise de réformes qui devait donner à l'empire l'unité, la cohésion, la sécurité et la force, et qui lui valut en effet une étonnante renaissance de deux siècles et demi. Ces réformes prouvent une intelligence très nette de la situation nouvelle et des besoins nouveaux de l'empire, des capacités administratives remarquables, une réelle humanité et un désir sincère de relever la situation matérielle et morale du peuple byzantin.

Eclairés par ces constatations, nous pouvons maintenant aliorder l'étude de la querelle religieuse qui a bouleversé si profondément le règne de Constantin. Cette question des images occupe dans les textes presque toute la place, parce qu'elle seule a eu le don de passionner les contemporains. Aussi devons-nous la traiter dans deux chapitres à part.

1. Tliréph., AM. (JaOi, p. i'ii ; Moépli., Brc,-.. j.. 77 ; Goor^'cs Hain.. (j^S : Léon Granim,, p. 188 ; Gedrcnus. S(|7 ; Zonaras. i338. Cf. Baroiiiiis rt l'agi, ail ann., 7(18 et 769.

2. Thcoph., .\M. flaCa, p. V|5. rcmarcpie rpi'il fui Ijaplisc de ce nom du vivant même de son aïeul, ce qui clait, paraîl-il, considéré comme nn mauvais présage. C'est ce Constantin qui régna sous le nom de Constantin VI rt fut finalement aveuglé par Irène.

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