V. Paparrigopoulo, p. i
4. Théoph., A\i. 6218, p. 4o6 ; Jean Dam., Or., 1, 17: « Vous honorez les images comme des dieux. » V. Schcnk, p. 278 etsqq.
5. Théod. Stud., loi ; Jean Dam., Liber de Ilercsibus, p. 102 ; Or. nrftv Const. Cab., p. 820.
LA QUERELLE DES niAGES : LE BUT OE LA REFORMIC 120
proclamé au début de leur bpsç : Dieu nous a enseigné de ladorer en esprit et en vérité', mais le démon a réintroduit l'idolâtrie dans l'Kglise ". Aujourd'liui les chrétiens rendent aux images le culte qui est dû à Dieu scid'. Anathème à celui qui donne avec ses mains une forme matérielle et grossière à ce qui doit être cru parle cœur et professé par la bouche''. Ils avaient llétri la mémoire du patriarche Germain de l'épithète d'adoraleiir de bois ZjAîAiTpï);)^. Et ils avaient salué Constantin en criant : Gloire à vous, salut du monde, qui nous avez délivrés des idoles". Le concile ■ de 787, sentant la gravité de l'accusation d'idolâtrie, avait frappé d'anathème « quiconque appellera idoles les saintes images, quiconque dira que les chrétiens s'approchent des images comme de dieux, ([uiconque prétendra qu'un autie que le Christ nous a sauvés des idoles '. »
Constantin avait bien compris que les partisans des images devaient être condamnés avant tout comme idolâtres. Il obligeait les populations à jurer <( qu'elles traiteraient les images comme des idoles »*. Tous les textes nous le montrent reprochant aux moines et aux partisans des images la grossièreté de leur idolâtrie'. Et on place dans sa bouche des citations de Grégoire de \aziance, le théologien qui avait dit : « C'est un blasphème que de fixer par des couleurs matérielles ce (jui doit être cru parle cœur et confessé par la bouche '". »
Les paitisans des images avaient tout à gagner ;i écarter la discussion du terrain dogmatique. Ils échappaient ainsi au grief d'hérésie. Le culte des images était dans l'Eglise un usage, une