LA QUERELLE DES IMAGES : HISTOIUE DU CONFLIT
tontes les parties de l'empire ', et le patriarche 'l'arasius constatait avec doulenr que les chefs de l'Kglise étaient devenus les chefs de l'hérésie -.
En 786 au contraire, lorsque Irène tenta de réunir à Constantinople un concile en faveurdes images, il se trouva qu'une bonne partie des évèques convoqués étaient iconoclastes. Ils firent une opposition violente au projet de l'impératrice, et lorsque l'émeute des soldats de la garde eut forcé Irène à dissoudre l'assemblée, les évèques iconoclastes s'écrièrent pleins de joie : « Nous avons vaincu ! »'' L'année suivante, ii Nicée, les évèques iconodoules ne se trouvèrent que cent cinquante* et l'on fut obligé de grossir leur nombre en convo([uant en foule des moines et des abbés^
Nous voyons par là ce qu'il faut penser de l'appréciation de Le Beau, disant que les évèques de yb/i étaient «esclaves de la faveur ou de la crainte" » etdecellede Schwarzlose : « l'ambition et la crainte poussaient les évèques dans les rangs des iconoclastes ; ce qui le prouve, c'est l'empressement avec lequel ils ont suivi tous les changements d'opinions des successeurs de Constantin'. » Les partisans zélés de la réforme furent sans doute l'objet de faveurs et de distinctions de la part de Constantin. Ainsi le prédécesseur de Jean, évèque de Gothie, qui avait répondu à l'invitation de l'empereur et souscrit aux actes du concile, fut nommé par lui métropolite d'IIéraclée, euThrace *. Mais il aurait été bien étrange qu'il en fût autrement. Et, plus tard, les évèques de Constantin V ne se sont point tellement empressés de se conformer à l'opinion de l'orthodoxe Irène'. La majeure partie des évèques de 753 obéissait a des convictions religieuses sincères ; et ils continuèrent à lutter pour ces convictions lorsque les faveurs impériales eurent passé il leurs adversaires.
Comme nous le verrons, le haut clergé soutint également l'empereiir dans sa lutte contre les moines.
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