‹ Études d'histoire byzantineChapitre 133 sur 178 · Nicc(>ll.. Lclirrà Li'-on III, \Ht,'rif, 100. KjJ · texte numérisé non relu

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Telles étaient les dispositions du clergé et du peuple byzantin au moment de la persécution iconoclaste, et ces témoignages sullîsent à démontrer que Constantin n'était point isolé et qu'il avait avec lui à la fois l'armée, la foule et l'élite intellectuelle de la nation et du clergé.

En 752, l'autorité de Constantin était raffermie sufTisamment par dix ans de paix et de prospérité. La puissance des armes impériales venait de s'affirmer aux yeux du peuple par la prise de Mélitène et de Théodosiopolis '. Constantin jugea le moment venu de régler la question des images et d'assurer le triomphe définitif de la réforme. 11 pensa que la plus haute autorité sur laquelle il pût s'appuyer était celle d'un concile œcuménique. Il commença par préparer les esprits à cet événement important par des assemblées qu'il réunit dans la plupart des villes, et où il chercha il convaincre le peuple de l'excellence de sa réforme « annonçant ainsi, dit Théophane, l'ultime impiété qui allait venir- ». Ensuite il proclama la convocation du concile par des édits qu'il envova dans toutes les éparchies ^. Le biographe d'Etienne, qui prétend que les préfets des provinces furent mandés à Constantinople, commet évidemment une erreur. Seuls les évoques lurent admis au concile.

Sur ces entrefaites, ii la fin de l'année 762, le patriarche Anastase mourut '. Ce personnage, assez peu intéressant, semble-t-il, qui s'était empressé de se mettre au premier rang des partisans d'Artavasde, et qui ensuite avait fait avec un empressement non moins grand sa soumission à l'empereur victorieux, n'avait pas fait parler de lui depuis cette époque, si ce n'est h l'occasion du baptême de Léon Chazare, ce qui prouve qu'il était demeuré en bonne intelligence avec l'empereur. Constantin attendit jusqu'i) la fin du concile avant de lui nommer un successeur, de sorte que le siège patriarchal demeura vacant pendant plusieurs mois. Le

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