Théoph. dit le 3o aoCil el Nicéph. le suiteiKlciiiiiiii
4. Théopli., .\M. ()257, p. 438; Nicéph., Ltrcv.. p. 7/1; Zoiiaras. i33G. Georges llani. (p. 9'io) el d'après lui Cedrerius (p. 8g/() altribuenl la disgrâce du patriarche au l'ail qu'il aurait dévoilé le nestorianisme de l'cnipcrcur. V. plus haut, p. iig. De inéme Léon Gramm., p. i85.
5. Théoph., AM. 6258, p. /|/|0 ; Nicéph., lircv., p. 74 ; Zonaras, i33() ; Cedrenus, 89/1.
6. Zonaras prétend qu'il savait à peine lire el Michel Glycas qu'il ne savait pas prononcer les diphtongues grecques (Michel Glycas, p. 53o).
élrangère aux nouvelles rigueurs qu'il eut à subir. Avant de faire exécuter le patriarche, dit Théophane, Constantin envoie vers lui des officiers et lui fait demander « ce qu'il pense de sa foi et du concile qu'il a tenu. » Le patriarche répond, espérant, nous dit Théophane, se réconcilier avec l'empereur : « L'empereur a raison dans sa foi et j'approuve le concile qu'il a rassemblé'. >> « C'est tout ce que nous voulions savoir de ta bouche impure, répondent les officiers; maintenant retourne aux ténèbres et à l'anathème^ » Il serait étrange que le patriarche eu renié le concile auquel il avait pris une part aussi active. Le désaccord avait peutêtre porté sur les nouveaux décrets de Constantin relatifs aux saints et à la Vierge, et que l'empereur avait, en effet, lancés pendant l'exil du patriarche, au printemps de 766^. 11 est possible aussi qu'en sa qualité de moine, le patriarche ait refusé de poursuivre ses anciens frères. Remarquons, en effet, que, d'après la 17e d'Etienne, Constantin le patriarche aurait refusé d'intervenir auprès du saint abbé pour lui arracher sa conversion *.
Quoi qu'il en soit, au bout d'une année, le6 octobre 766, Constantin fut ramené de l'île du Prince à Constantinople, où il subit un long martyre. Les soldats, dit 'J'héophane, l'avaient maltraité tellement qu'il ne pouvait plus marcher. On le transporta sur une litière à Sainte-Sophie. Là il fut déposé sur le seuil, et en présence du patriarche Nicétas et de tout te peuple, un secrétaire impérial lui lit lecture des griefs qu'on avait relevés contre lui ; et après chaque article il le frappait au visage avec le papier. Ensuite, on le mena sur lambon, on le fit tenir debout; et Nicétas, prenant le papier des mains du secrétaire, dépouilla Constantin de son manteau et prononça contre lui l'anathème en l'appelant Scofio/>sis. Puis l'ancien patriarche dut sortir de l'église à reculons. Le lendemain, on le produisit aux jeux du cirque ; on lui rasa le visage et les cheveux, on le revêtit d'une tunique courte et sans manches, et on le plaça sur un âne bâté à l'envers, le visage tourné du côté de la queue de l'animal qu'il dut tenir dans ses mains. Son neveu, Constantin, auquel on avait coupé le nez, conduisait l'âne. En cet équipage il parcourut l'hippodrome, conspué, injurié, couvert de boue et de poussière par le peuple des factions.
1. Kalûi; -/.al r.i'Z-.vjv.i za\ Trjv o^voSov -£:ro''r)/.a;. Tliéopli., AM. OaSg, p. 44i-