Théopli., AM. G257, p
102 CO?iSTA>TI> V, EMPEREUR DES ROMAIINS
apostolique, dont le nom est synonj-nie de piété, II osa la nommer à;j.vï;;j.:v£jT:v' (cest-à-dire race néfaste, race à oublier].» Cette particularité a vivement frappé les auteurs. « Il nomma leur vètemcnl habit de ténèbres i^!:7.:r!x;-y^y.z et ceux qui le portaient il les nomma i;j.vï;;j.;vsj-ci'. » Le récit des rigueurs de Constantin contre les moines remplit les textes. On pourrait croire que tout l'empire a été mis à feu et à sang. « Comment, disent les évèques de 787, pourrionsnous décrire les maux qui fondirent sur la terre entière ? et les supplices qui frappèrent les hommes pieux? les troubles, les angoisses, les persécutions, la prison, le fouet, les chaînes, les coups, l'exil ; on creva les yeux, on coupa le nez ou la langue ; on brûla la barbe et le visage ; enfin, on commit des meurtres^.» « Les moines qui gardèrent leur fol et leur habit, dit Nicéphore, furent livrés à des supplices variés. On leur brûla ou arracha la barbe ; d'autres eurent la tète brisée sur les tables de pierre où étaient inscrits les noms des saints. On creva les veux, on mutila toutes les parties du corps'. » Mêmes détails dans Théophane, qui signale à l'année 767, après le supplice du patriarche, un redoublement de fureur du tyran: « des moines furent enfermés dans des sacs chargés de pierres et jetés à la mer'. » Lorsque Etienne arrive à la prison du Phiale, il y trouve 3/|0 moines des diverses parties de l'empire. Les uns manquaient de nez ou d'yeux, d'autres de mains ou d'oreilles. D'autres portaient la trace des coups qu'ils avaient reçus ; ils avaient eu la barbe enduite de poix et brûlée^.