‹ Études d'histoire byzantineChapitre 156 sur 178 · Nicéph., Biei\. p · texte numérisé non relu

Nicéph., Biei\. p

5. Tliéoph., AM. 6359, p. iia ; Epist. ad. Théoph., 36o-3(52. Il n'est pas étonnant que le complot de 765 ait exaspéré Constantin.

6. P. iiOG Cf. Théoph., AM. 6263, p. 446. La rédaction postérieure de la lie d'André in C'ri'si ajoute à ces descriptions des détails évidemment légendaires, mais qui n'en ont pas moins été reproduits avec confiance dans l'ouvrage de Le Beau (p. 2 4o). « Constantin, v lisons-nous, passait son temps dans son palais de Saint-Mamas aux Blachernes, occupé à soumettre les orthodoxes à la question, entouré de bourreaux et d'instruments de torture. » AA. SS., octobre, VIII, i36 et sqq.

LA QUERELLE DES HLXdES : HISTOIUE 1)1^ CONFLIT l53

Tous les saints mentionnés dans les Actes des Martyrs ont subi des supplices atroces. Paul le Jeune, mort en 771 d'après les Bollandistes, a le nez coupé; ensuite on lui verse de la poix bouillante sur la tète et on lui crève les yeux'. Théostéricte a le nez coupé et la barbe brûlée ; ses trente compagnons sont enfermés dans de vieux bains et écrasés sous des quartiers de roches'. Jean de Monagria est cousu dans un sac et jeté à la mer, et Pierre des Blachernes tué à coups de nerfs de bœuf. Paul de Crète, persécuté par le préfet Théophane Lardotyre, périt dans les tortures^. André de Crisis est déchiré sous les verges, lapidé et traîné à travers les rues*. Enfin le plus célèbre de tous, Etienne d'Auxence, est également traîné et déchiré par la populace.

Tels sont les récits des chroniqueurs et des hagiographes qui ont valu au Copronvme la réputation de violence et de cruauté (pi il a conservée jusquii nos jours. On n'a vu en lui qu'un nouveau Néron ou un nouveau Dioclétien^. L'examen impartial des faits nous amènera à une appréciation plus juste de ces événements. La persécution iconoclaste amena sans doute, soit de la part de Constantin, soit de la part de ses lieutenants, des violences injustifiables. Mais nous n'en serons pas réduits à les excuser par l'exemple des mœurs du temps. Ici encore, la calomnie est évidente et l'exagération énorme.

Constatons d'abord que les quelques noms que nous venons de citer forment la liste complète des moines qui sont morts martyrs sous le Copronvme. J'admets qu'il y en ait eu d'autres que nous ne connaissons pas. Les Actes des saints ne peuvent pas nous avoir transmis le nom de toutes les victimes de la persécution iconoclaste, de même qu'ils n'ont pas conservé le souvenir de tous les martyrs chrétiens des premiers siècles. Seulement, du temps des empereurs de Rome, la réalité des exécutions où les chrétiens périrent en masse nous est attestée par des documents dont l'authenticité s'impose, par les inscriptions, par le culte des martvrs aux catacombes, par tous les textes de l'époque, sacrés ou profanes, même par ceux où l'on s'attendrait le moins à trou-

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