Théoph., AM. G257, p. 438 ; \U. GaSg, p
3. 'ETîEi'or) S;à Trjv YiV0(j.Év7)v y.xzà 7a; iaapiL'a; 7)[j,(îiv TjjjLÇopiv ;v Ta:; È/./.),j]aia'.;, zaÔTjpTîûtyrjoav ~iv£ç sùayîïç oixoi UTZÔ Ttvtov avBptov, §;:taxdjî£ia /.ai fjLOvaa-jJpta, y.al SY^vovTO xotvà xaTayojyta. tl {j.àv oî ScaxpaTOÛvTsç TaOra ;rpoaipoùvTai â^ïoSiSovat, t'va zaTa to àpyaîov àjLOxaTaataOwatv, £Ù xaî xaXùi; é/ti- el Si jjit) yE, si [iàv toS xa-caXo-jou Toû ÎEpatixoù siat, toutou; xaOaipsïaBai ;tpoaTâa<iO(/.îv, el 3â [jiova^ol tj Xaïxo'i, a^popi'ÇeaGai. Canon XllI, Mansi, XIII, p. 432.
LA QUERELLE DES IMAGES : HISTOinE PU COÎV'FLIT l65
fois aux exercices pieux. Mais ce n'étaient plus des couvents.
La confiscation des biens monastiques se complétait naturellement par l'exil des moines rebelles. Les moines, disent les actes du concile deXicée, abandonnèrent la ville après la prise de leurs biens, préférant vivre saintement dans l'exil que de vivre selon le monde dans leur patrie'. « Beaucoup fuyaient par terre ou par mer ou vivaient misérablement, cachés dans des cavernes, ou bien allaient h l'étranger-. » Après les décrets de Constantin contre les images, les moines d'Europe, de Bvzance et de la Bithynie vont demander conseil à Etienne d'Auxence, qui les engage à fuir vers les contrées à l'abri de l'hérésie du Copronyme : les pays au delà du Bosphore, la Chersonèse, la Gotliie, la Scvthie, les pays du Pont-Euxin et de la mer des Parthes, l'ancienne Rome, Xaples, la Lycie inférieure, Sylseon, Sycé, la Propontide, Chypre, Tripoli. Les moines alors se dispersent ; les uns se dirigent vers le Pont-Euxin, d'autres vers Rome'. Les moines exilés ou fugitifs se sont rendus en effet en très grand nombre a Rome et en Italie. Paul I"'' dut même autoriser les moines grecs à chanter les psaumes dans leur langue^.
A en croire les auteurs, tous les moines de Byzance et même de l'empire auraient été chassés . « Byzance paraissait vide de l'ordre monastique'. » « Constantin, dit le biographe de Théodore Stoudite, chassa les moines de Stoudion comme tous ceux de Byzance*". » Michel Lachanodracon ne laissa pas dans son thème un seul homme vêtu de l'habit monastique '. Le peuple de Bvzance, rassemblé par Constantin dans l'hippodrome, lui crie par deux fois : « iSLiis il n'y a plus trace de cette engeance maudite des moines ni à Byzance ni ailleurs* (:j5' vi i/J^fi y t<>px). » R ne faut pas prendre à la lettre ces affirmations. Le clergé régulier fut sans