‹ Études d'histoire byzantineChapitre 168 sur 178 · Mêmes termes dans Théostéricte, AA. SS., avril, I, XXIV · texte numérisé non relu

Mêmes termes dans Théostéricte, AA. SS., avril, I, XXIV

8. Mansi, XIII, 33o. àvTi tùjv ct).Àc^a).XrJXiov yovu/./.'.!Jiûv, ùp/7]3Ti/.à 'k'jyh^i.nxn. âv-'t Twv U'pwv Jiivojv y.xl "tj; çwvtj; tï^; aYaÀXtasîOj; Tr;; =v a/.rjvat; tojv Otzatojv, jtopvi/.à rj (jaxâvixa [iEXwSrljjia-a.

LA QUERELLE DES IMAGES : HISTOIRE DU CONFLIT l63

ce texte n'est pas très clair. Il faut rappeler ici un passage du livre de Jean d'Anlioehe sur \a. Laïcisation des couvents, où il fait remonter l'origine de ce mal à Constantin Copronyme. « Les fondateurs des couvents, dit-il, ont proféré des imprécations terribles contre ceux qui les asserviraient aux laïques. Mais on a commencé à le faire, comme chacun le sait, pendant l'hérésie iconoclaste. Le mal a pris naissance sous Constantin, à cause de sa haine contre les

moines. Il a cessé avec le triomphe de l'orthodoxie' » « Mais

aujourd'hui (sous Alexis Comncne), bien des gens reçoivent en don des monastères et en tirent des revenus. Les couvents gouvernés par des laïques commencent à perdre jusqu'à l'apparence de lieux saints. Les frères laïques internes et externes introduits par les empereurs et les bénéficiaires y sont presque aussi nombreux que les moines. Et en dedans de ces saints édifices, ô honte ! des laïques mangent de la viande, jouent des tragédies et vaquent en toute liberté à toutes les occupations mondaines. Qui pourra empêcher que, dans la suite des temps, le mal fasse de nouveaux progrès, et que les monastères soient transformés complètement en bâtiments publics et profanes {■/.■^■zxi.'.y.x ■/.%-.x';<l)y.x}. L'entreprise où a échoué le misérable Copronyme, les orthodoxes vont la mener ii bonne fin'. « La similitude des termes avec les textes du concile est frappante. Mais, à y regarder de près, on saperçoit que Jean d'Antioche a commis une confusion. Le mal dont il se plaint vient de ce que certains laïques recevaient des couvents à titre de bénéfice, et, non contents de jouir des revenus, s'y installaient avec leurs proches et y menaient une vie licencieuse. Bien différentes sont les mesures qu'a prises Constantin Copronyme à l'égard des couvents. Il s'agissait pour lui non d en confier le ç;ouvernement h des laïques, mais de les suppri-

1. Jean dWnlroche. Migne, Patr.yraec, t. iSa, p. ii3o. aùtij oï îj ;:apavô[A'.a, fj /.ati Oïoû àot/.îa, ïj oj/. oIoi 3t'. /pr^ Xi^ii'i O'.à -t^v 0-£pSd).Tjv Toî zazou, ^oÇ«to jiiv, ôj; -âvTc; "las'.v, à-'i tt); sîzovojxay '.ztj; a'.pîîsw; za'i to3 O'.aîZjfO'j aatT); TZQOaxizoj , 6); OîSrp.tuTa;. xoj zQ-ooivûtioa cria'. 3'.i ttjv ~po; TOÙ; [iova/o'j; aùtoO âjTiovBov ànc'/Oî'.av, È3/ôXaÇe oï -fi; ôpOoSoç-a; Àaa'iiariç.

2. Ibid., p. iiij2. 'A).Xà y.a: a-j-i) î; ëÇcoOev jjidpsajai; »::r[pÇaTO rfiri àoocv:'^£50«'. di; s'oTiv ôpâv £Î; -à OEOOuXiufiEva zoajiizot; [j.ova3-7{pia. 'iTapîOpoi ^àp sisiv o/eSov -oT; [iOva/oî; o'i Ivatxtôatvot -api T(3v pa<j''Xsfov za't /aptaTizapiuv zosatzoi iàzXfo: ÈatD[iov;xai za't ÈÇtopLOvîTai. Kx: ëacoOev T^; âyîa; piivSp»;, (ô ttj; aTO-fa;, oî zosjji'.zol ooiro'js'.v, y.pt<i>oi-(oj^:v, TpafcoSoûoiv, zaï T:iv:a. ta zo5[j.'.zà È;:tTri3£'jfiaTa Spwatv jx2Ta rAii\i IÇouoia;. Ka'i Tt? àjiofôaX/.ai, toû /povou spoîov-o;, za't Toû zazoO npozo;:ov-o;, [li) TcXeico; Y'^ÉoBat -râ [lOvaaTifpia zoatitzi zataywYta. zal onsp ojz rjOjvr|0r, o Tpioa- OXio; Ko-pciivj;iO; zaTOpOwsat, tojto yà? izîivw a/.OTio;, \i~6 tûv (<p0o5û;ti>v ;:X7)pM0^vai,

l6d CONSTANTIN V, EMPEREUR DES ROMAINS

mer. Au viii' siècle déjà il arrivait que de grands personnages se faisaient bâtir des couvents qu'ils utilisaient comme maisons de campagne, et oii ils venaient faire des retraites. On se plajonait justement que trop de gens utilisassent ce moyen de mener une vie oisive et d'échapper :i leurs devoirs'. Quand Théophane nous dit que Constantin a puni des ofliciers qui s'étaient retirés dans des couvents^, cela ne signifie pas nécessairement que ces personnages se soient faits moines. Ils avaient fait une retraite dans un couvent et s'étaient ainsi soustraits à la surveillance et à l'autorité de l'empereur. En remettant les couvents à des laïques, Constantin n'aurait pas diminué le nombre des moines; il aurait au contraire augmenté le mal qu'il s'était proposé de combattre. Le canon XIII du concile de Nicée est très précis à cet égard. (( Aux temps de la persécution, quelques édifices consacrés, des évêclîés et des couvents, ont été acquis par certains hommes et sont devenus des bâtiments profanes (xitvà xa-aywYu) . Si ceux qui les possèdent veulent bien les rendre à leur destination primitive, ils seront dignes de louanges ; s'ils refusent, ils seront déposés s'ils sont inscrits sur le catalogue ecclésiastique, aiiathématisés s'ils sont moines ou laïques', n

Il n'est donc pas question ici de communautés religieuses gouvernées par des laïques, mais de bâtimeuts enlevés aux moines et vendus par l'empereur à des particuliers, laïquesou religieux, qui en ont disposé comme bon leur semblait. Ces édifices ont perdu tout caractère sacré ; ils sont devenus, comme le dit Jean d'Antioche lui-même, des maisons semblables aux autres (tsAciw^ yîVîT- Oa'. x'x ij.svxj-T^p'.a y.O!ji).i.Y.'x y.x-:x-(û-f'.x) . De même que Constantin avait transformé certains couvents en casernes, les acquéreurs avaient employé les autres aux usages auxquels leur aménagement les rendait le plus propres ; ils en avaient fait sans doute des maisons publiques, auberges ou caravansérails. Ainsi s'explique, qu'au temps du concde de Nicée, on vit des danses honteuses et l'on entendit des refrains obscènes dans les édifices consacrés autre-

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