Théoph.. .\M. 6263, p. 'l 'iC ; Cedrenus
8. Vie d'Etienne, n36, 1170. 1172, ojoi ë/vo; aÙTtûv toû oy rjaaTO; -isàvTa:.
doute brisé complètement et réduit à l'impuissance. Mais tous les couvents de l'empire ne furent pas supprimés. Il resta fort peu de moines à Constantinople ; mais il en resta cependant. Le moine Platon rentra a Constantinople pendant la persécution et y vécut au milieu des moines qui y étaient restés'. Et il ne semble pas qu'il lui soit rien arrivé de fâcheux à ce moment. Etienne d'Auxence a été enfermé dans un monastère, celui de Philippicum. Ensuite, lorsqu'il aétéenlevé de l'île de Proconèse, la sœur du saint peut se retirer librement dans un couvent de la ville, celui de Monocium*. Après la mort du saint, un disciple fidèle, nommé Théodorc, recueille quelques fragments de son corps et les porte au monastère de Dion, celui-là même qui, d'après Théophane, avait été rasé complètement par Constantin. Fit ce couvent subsiste dans la suite, puisque rhigounièue en est maintenu dans sa charge par Constantin''.
Il en resta bien davantage dans les provinces. Byzance occupait une place siconsidérablcdans la vie politique de l'empireque l'exécution des décrets dans la capitale était pour les empereurs l'affaire essentielle. C'était à Byzance même qu'il importait le plus de supprimer les couvents ; car c'est là qu'ils étaient le plus dangereux. Malgré les progrès accomplis dans la centralisation et l'unification de l'empire, il est permis de croire que les moines furent diversement traités, suivant les provinces où ils se trouvaient. Puisqu'on prend soin de nous signaler les stratèges qui exécutèrent les ordres de l'empereur et chassèrent les moinesdes thèmes dont ils avaient le commandement, il paraît bien que tous n'agirent pas de même. Et il importe de remarquer que ces provinces où furent envoyés des stratèges iconoclastes ne sont pas, comme on pourrait s'y attendre, celles où la population était iconodoule, mais au contraire, celles de l'Asie Mineure, où les partisans de la réforme étaient les plus nombreux : les Thracésiens, les Anatoliques et les Bucellaires*. Il n'est pas question dans ce texte de la Grèce ni de la Thrace, dont le stratège avait conspiré contre Constantin l'année précédente ". De même que Constantin V n'avait pas songé à inquiéter, pour cause de religion, la Sicile et l'Italie du Sud, qui venaient pourtant d'être rattachées au patriarchat de