A. SS., juillet II. G
!{. Vie d'Élienne. Migno, 100, H70-1172.
5. Anlirrh., III, 5oO. toî; 'jjyy^'.u.iw.^; souîTSpiïtov, x'/-:z-t^ii-;oJST,; t^; -xo' ajTOj
G. 'ihi,i . r.o'jci s,i(|.
lO COKSTAMTN V, F.MI'RRKl II IIRS l\()M\l\S
qu'elle épouvantait les médecins et qu'il criait sans cesse : « Je suis brûlé vivant par un feu inextinguible' » — et que son fils, l'empereur Léon IV Cbazare, mourut d'une maladie analogue, à la tète. Rappelons-nous aussi que les vies de saints nous parlent des accès de colère subits de l'empereur, qu'ils représentent comme de véritables crises", ainsi que de ses nuits troublées par des angoisses et des songes^. Nicéphore ajoute qu'il était terrible pour ses familiers et ses serviteurs et qu'il « les frappait journellement de coups » '.
Les auteurs s'accordent aussi à lui reprocher une vie débauchée et des mœurs honteuses. « Sa vie tout entière, dit Nicéphore , qui du reste s'abstient de préciser davantage, fut aussi honteuse que possible ; il surpassa l'infamie des bêtes et il fut l'esclave des voluptés de la chair''. » Il passait sa vie dans des banquets, à écouter le chant des citharèdes''. Il proférait des jurements horribles'. Il s'exerçait avec ses familiers il des danses et à des discours obsènes et leur interdisait de vivre chastement*.
Nous avons vu déjà son goût pour les chevaux ; on lui a fait un crime également de sa passion pour les jeux du cirque". Mais Théophane a porté contre lui une accusation plus formelle et plus grave. 11 lui attribue des vices contre nature. « Il a fait périr, dit-il, des gens de sa cour qui avaient été complices de ses abominations, parce qu'il redoutait l'effet de leurs confessions. » Il avait pris auprès de lui, dit-il, un homme d'une grande beauté nommé Stratégius ; mais, apprenant qu'il s'était confessé au moine Etienne, il le fit périr'". Stratégius a été, en effet
1. Théopli., AM. 6a(')8, p. !^/^8 ; Cedrenus, 900; Niccph., Antirrli., III, 5o5.
2. Vie d'Elicnnc, Ii28-ii58; Vie d'André in Crisi, AA. SS., octobre VIII.