Théoph., AM. 6ao2. p. 4i
G. Anlirrh., III, 532.
7. Théo])h., AM. 6-203 et 6267, p. 4i3 et iAg ; Georges Ham., gSa et g34 ; Zouaras, 1826; Cedrenus, S80. Constantin dissèque des cadavres pendant la nuit, fabrique des poisons, etc..
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ce qu'elles montrent bien la confusion qui se produisait alors dans les esprits entre les cérémonies du culte païen qu'on ne comprenait plus et les pratiques les plus grossières de la superstition populaire. Le diacre Etienne et après lui le moine Georges nous assurent que l'empereur adorait Bacchus et Vénus et qu'il avait consacré à leur culte un ancien temple situé hors de la ville, celui de Sainte-Maura. C'est là qu'il faisait à ces dieux des sacrifices humains'. Un des disciples de l'abbé Etienne, qui a trahi son maître, devient prêtre du palais Sophianum, où l'empereur célébrait ses pompes impures, et on le nomme pape de la Joie', horsque Paul le Jeune se présente devant l'ompereur, il le trouve en train de fêter de honteuses nonr/incs '. Au mois de novembre l'empereur célèbre en l'honneur de l'impératrice Eudoxie les fêtes des Broumalia oii il fait des libations honteuses à Dionysos et :i Broumos, créateurs du sperme et du vin*. Cette cérémonie des Broumalia était en effet purement païenne; c'est une fête agricole dont on fait remonter l'origine à Romulus. Mais elle n'avait jamais cessé d'être célébrée h Byzance et par les plus orthodoxes des empereurs. — Il est h remarquer du reste que le patriarche Nicéphore ne mentionne pas de semblables légendes. Il reproche simplement à Constantin sa superstition. « H différait ses desseins, dit-il, si la religion persécutée par lui s'y opposait' ». Voilà un grief assez inattendu contre l'empereur incrédule et païen qu'on cherche h nous représenter. Au reste le portrait que Nicéphore nous trace de Constantin V est fort intéressant. « 11 était, nous dit-il, allligé de maladies étranges et de souff'ranccs inexprimables. Ses membres étaient couverts d'ulcères. Il rejetait immédiatement la nourriture qu'il avalait. Comme harcelé par les furies, il était tourmenté sans cesse par la fièvre et passait misérablement ses nuits dans les insomnies*^. » Rappelons-nous que Constantin est mort d'un charbon aux jambes, consumé par une (ièvrc tellement violente
1. Mignc, loo, 1170", Georges Haïti., 984. On nous rapporte même le nom d"unc de ses victimes. C'était un enfant appelé Souplilanilos, dont le meurtre longtemps caché par l'empereur, dit le môme Georges, « fui enfin manifesté par la volonté de Dieu ».