Théoph., AM. 6259, p
(). \'ic d'Etienne, p. iii3, 1172 : « Constantin possédait un cocher qu'il honorait plus (jue tous les pères de l'Eglise ensemble. »
11). Théophane, AM. (iaSg, p. 443; Zonaras, i33(i. La vie d'Etienne contient des allusions évidentes à ces faits. Elle nous apprend que l'empereur, contrairement aux prescriptions de la Bible, avait ordonné à tous ses sujets de se raser, afin qu'ils parussent toujours dans la lleur de leur âge (zai oopifàv jtotvTOTE (î); iVnou; (l7)Xu- [jLavsï;, p. 1 134)- « Et nous voyons que de nos jours encore les vieillards do 70 ans ont conservé cette mode et se rasent le visage comme le voulait Constantin. « 1'. 1 134. de même p. 1 132 et i i3t).
LA LEGKNUE DE COKSTAKTIIV V I7
mis à mort par l'empereur, en 765 ; mais il avait été arrêté en même temps que dix-huit autres fonctionnaires, et Théophane nous dit lui-même qu'ils étaient accusés de haute trahison'. Si Nicéphore avait cru Constantin coupable de tels crimes, il ne les aurait point passés sous silence dans son 3° discours, où nous ne trouvons rien de semblable. Et le diacre Etienne, qui connaissait ce Stratégius', en aurait parlé aussi.
On le voit, toutes ces allégations manquent de consistance. Les accusations que nous venons de passer en revue sont de celles que l'on a pu porter avec une égale vraisemblance contre n'importe lequel des souverains de Byzance. Étant donnée la malveillance des chroniqueurs, il est même étonnant qu'ils n'aient pas réussi à relever contre Constantin des charges plus accablantes. Nous connaissons des empereurs très orthodoxes auxquels ils imputent des faits bien autrement graves et précis. Au surplus l'incohérence et l'étrangelé des accusations dont on a cherché à ternir la mémoire de Constantin montrent bien que les chroniqueurs n'avaient rien trouvé de positif à lui reprocher. Il n'est pas du tout nécessaire de lui attribuer des mœurs sans reproche, comme l'ont fait Walch^ et Paparrigopoulo ', mais, quoi qu'en dise IIefele% nous n'avons aucune raison de supposer que la vie de Constantin V ait été moins régulière que celle des autres empereurs de Byzance.
Les témoignages favorables que nous trouverons dans les textes seront naturellement d'autant plus précieux et plus suggestifs qu'ils seront plus rares et plus perdus dans la masse des invectives. Or ces témoignages existent, et ils sont, heureusement, d'une suffisante précision.
Remarquons d'abord qu'aux yeux des pieux chroniqueurs du viii^ et du ix^ siècle, le grief d'hérésie est tellement grave qu'il tient lieu de tous les autres. Un, empereur hérétique est jugé et condamné sans appel ; il n'est pas besoin pour l'accabler de lui refuser des capacités politiques et militaires qui ne sauraient atténuer l'horreur de ses errements théologiques. Lorsque le patriarche Anastase veut amener le peuple de Byzance à renverser Constantin et il se prononcer en faveur de l'usurpateur Artavasde, il