XVI. — ConsUmlin
i8 co^STA^TI> v, empereir des romains
tient simplement ce langage : « L'empereur ma dit que celui que Marie a enfanté, le nommé Christ, n'était pas le fils de Dieu, ni rien de plus qu'un homme ordinaire' », et aussitôt le peuple invective Constantin et proclame Artavasde.
^lalgré la haine des orthodoxes, le règne de Constantin avait laissé dans la population de Byzance des souvenirs de grandeur et de gloire. Les textes nous laissent voir en chaque circonstance que l'armée surtout lui était dévouée. Seize ans après la mort de Constantin, les soldats s'opposent parla force à la réunion dun concile favorable aux images et se répandent dans la ville en criant : « Nous ne voulons pas qu'on touche aux décrets de notre défunt empereur^. » « Léon l'Arménien, dit l'auteur de la lettre à Théophile, fut un imitateur servile des impies empereurs Léon et -Constantin, de la dvnastie isaurienne qui, avant lui, avaient occupé le trône pendant de longues années, et qui, par leurs guerres et leurs actions d'éclat, avaient dompté les nations barbares et vécu dans la gloire et dans le succès'. » En cfl'et, au moment de l'avènement de Léon V, il existait ii Byzance un parti puissant et nombreux qui combattait ouvertement les empereurs iconodoules et glorifiait la mémoire de Constantin, qu'ils vénéraient « comme un prophète et un vainqueur *. >' 11 v avait eu même une émeute autour de son tombeau".
Les actes du concile de Nicée nous montrent que, si les successeurs de Constantin ont renié sa politique religieuse, ils n'ont point songé à ébranler le prestige dont sa mémoire était entourée. Les évèques de yôS avaient adressé aux empereurs Constantin et Léon les louanges accoutumées, disant « qu'ils étaient les lumières de l'orthodoxie, les vainqueurs de l'idolâtrie et de l'erreur ». Le concile de 787 répond que ces paroles constituent un blasphème. En les employant, les pères de 753 ont refusé en effet, disent les Actes, de décerner aux empereurs des éloges justes et convenables et leur ont attribué la gloire qui appartient ;i Dieu seul". Ils auraient dû plutôt parler de la vaillance des empereurs, des victoires remportées sur les ennemis, de la soumission des nations