‹ Études d'histoire byzantineChapitre 35 sur 178 · Tliôopli., ibid. ; Kic, Brev., p · texte numérisé non relu

Tliôopli., ibid. ; Kic, Brev., p

3. Ou l^vzaniti.»; (Finlay, p. 58), lieu du resle cnmplitonient inconnu.

4. ^iicépll., lirev., ibid. ; Tliéoph., ibid., raconte que 3o ans après Constantin ordonna à la femme de Bactangios d'aller déterrer les os de son mari dans le monastère de Xwp». où il était enseveli, de les mettre dans son tablier et d'aller les jeter au Pelaj.'iuni, dans la l'os.se des condamnés à mort... Do même Zonaras, iSaS; Léon Grainm., p. i83. prétend que Bactangios eut les pieds et les mains coupés.

5. ÎSic., Breu., \k t)9. ; Théophane, AM. GaSâ, p. /i30 ; Lih. Pont., 219.

G. Le baptême de Léon Chazare. Théoph.. A^L624I, p. 4^6 ; Scliwarzlose, p. 179. De Boorarélal)lilc texte de Théophane(TJ90;vT'. aulieu deTu^XwOsvT'.). Tliéoph., AM. ()235, p. 420. Léon Gramm., p. 18/1, ne mentionne pas non plus cet aveuglement.

7. Sisinnius par contre fut aveuglé peu de temps après la rentrée de l'empereur à Constantinople. Il était accusé de conspiration. Théopli., ibid. ; Nie, Bicv.,p. 62.

'So C0NSTA1\TI,\ V, KMPEREIU DES ROMAIAS

On a accusé également Constantin, sur la foi des chroniqueurs, d'avoir souillé son triomphe par des exécutions sanglantes. Théophane prétend « qu'il fit périr un grand nombre de chefs, qu'il en aveugla un nombre immense, qu'à d'autres il fit couper les pieds et les mains, et qu'il fit subir à la ville des maux innombrables' ». Cependant, nous ne voyons pas que Constantin se soit livré à des vengeances aussi cruelles. Il se borna à faire aveugler les chefs de la rébellion, et Théophane lui-même ne nous rapporte que deux exécutions capitales, celles de Bactangios et de iMarcellinus. C'était certainement le moins que put faire un souverain de Byzance contre des fonctionnaires coupables de haute trahison, et qui l'avaient chassé pour deux ans de sa capitale. L'histoire de Byzance nous offre h chaque page des exemples de punitions bien autrement cruelles pour des crimes moins graves. Qu'on se rappelle le retour de Justinien II à Constantinople, faisant décapiter Léontius et Tibère, empaler leurs partisans, brûlant dix-sept personnes à petit feu, et foulant aux pieds dans le cirque, avant de les envoyer au supplice, les corps de ses ennemis ; et l'on conviendra que Constantin V, si bienveillant envers la population insurgée de la capitale, si bénin à l'égard du patriarche rebelle, a fait preuve d'une clémence que l'on n'attendrait guère d'un souverain de Constantinople.

Il se contenta d'exiler un grand nombre de rebelles- ; et 'Jhéophane nous rapporte « qu'il permit aux nobles étrangers qu'il avait amenés avec lui de s'installer dans la ville et de s'emparer des biens des citoyens ■* » ; d'où nous pouvons conclure que Constantin procéda, comme il était naturel, à des mutations importantes dans le corps des hauts fonctionnaires. Il chercha à éloigner les personnages suspects de la cour et de la noblesse et à les remplacer par les hommes dévoués à sa cause qu'il avait trouvés dans les provinces fidèles de l'Asie Mineure. Mais il ne rentra pas dans la ville en ennemi ; et le peuple de Byzance garda désormais fidélité au souverain qui, dans la lutte, avait fait preuve :i la fois d'une humanité plus grande et d'une supériorité militaire aussi écrasante.

I. Thcojili., \M. (laS."), |>. 'lao ; Georges Hain.. ij30 ; Ccdreiius, 884; Zonaras. i328.

a. Lib. Ponl., 2i(|.

3. Théophane, AM. G23Ô, p. iao; Ccdrenus, 884 ; Georges llain., g3G. Cf. Le Beau, p. 202.

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