I. V. Weil, I, 638 ; Schenk, Kaiser Léon III, p. 28 note
■i. Théopli., .\M. 623i, p. 4ii ; Denjs de T. M., AS. ioi6 ; Schenk, p. 29; Weil, I, p. 688-689.
3. V. Rambaud, p. 176 el 178, aSi et sqq. ; Geizer, GenesU der Themenverfassuiuj, p. 7y. Dielil, L'origine du régime des thèmes (1896).
LA POLITIQUE EXTÉRIEURE : LES ARABES 33
Constantin avait, sans doute, l'intention de poursuivre les succès obtenus à Akroïnon et de débarrasser l'Asie Mineure des bandes arabes de Gamer et de Soliman. Le 27 juin y^i; il quitta Constantiuople, se rendit dans la plaine de Krasos et y convoqua les stratèges des thèmes voisins pour organiser une expédition contre les Musulmans '. C'est alors qu'il fut surpris par l'insurrection d'Artavasde.
Nous devons supposer qu'à ce moment les Arabes étaient déjà bien affaiblis par leurs dissensions ou découragés par le désastre d'Akroïnon, puisque ni Haïcham ni son successeur Oualid II ne tentèrent aucun effort sérieux pour profiter des avantages inespérés que leur offraient les dissensions des Romains. Les chroniqueurs ne nous signalent que des razzias sans Importance opérées par Soliman, en 7^1, et par Gamer, en 742". Pourtant l'occasion eût été belle pour le khalife d'intervenir dans les affaires de Byzauce, puisque chacun des deux adversaires en présence lui avait simultanément demandé son appui par ambassade spéciale^. Mais sans doute il se rappelait les circonstances de l'avènement de Léon III et craignait de n'être qu'un instrument dans la main du plus habile des deux rivaux*. Sur ces entrefaites, en 7^3, l'insurrection de Marouam contre Yézid III et Ibrahim débarrassa les Byzantins d'un de leurs plus redoutables adversaires, le fameux Soliman °. Et, dès son avènement, Marouam fut absorbé par des soulèvements redoutables dans diverses parties de son empire.
Constantin V sut profiter de ces dissensions pour exécuter les projets que l'insurrection d'Artavasde l'avait obligé à différer. En 7^5, il envahit la Syrie du Nord et le pays de l'Euphrate ; il enleva aux Arabes Germanicée, la ville natale de Léon III, et ensuite, plus au Sud, Doulikia (Doulouk, Doliché), et opéra la soumission des contrées voisines''. Il transporta ensuite la population
1. Tliéoph., AM. C232, p. 4i3; Nicéph., Drev., p. Sg ; Zonaras, iSaS; Lib. Pont., 2ig.