‹ Études d'histoire byzantineChapitre 37 sur 178 · Schenk, Kaiser Léon III, p · texte numérisé non relu

Schenk, Kaiser Léon III, p

3. Théoph.,.\M. 6224, p- .'io();Nicéph., C/ei'.,p. Û8; Zonaras, iSaû ; Ccdrcnus, 877. 4- Schenk, Kaiser Léon 111, p. 28.

dent que dans cette campagne Constantin V lui-même aurait été fait prisonnier. Mais ce fait, qui n'est mentionné nulle part dans les chroniques byzantines, n'est certainement pas historique et provient d'une confusion de noms'.

Enfin, au printemps de 789, les Arabes organisèrent une expédition considérable. Trois armées franchirent le Taurus. La première, commandée par Soliman, vint assiéger Tyane ; la seconde, avec Gnnier, ravagea les parties limitrophes de la Phrygle ; la troisième, sous les ordres d'Al-Battal et d'Abd-Al-Melich, opéra autour d'Akroïnon. Les deux premières de ces armées repassèrent le Taurus après avoir fait un butin considérable. Mais la troisième fut attaquée à Akroïnon par les deux empereurs Léon et Constantin. Une bataille terrible s'engagea ; Al-Battal fut tué et les débris de ses troupes purent à grand'peine rejoindre l'armée de Soliman". C'était une belle fin de règne pour le vieil empereur et un glorieux début pour le jeune Constantin. La victoire d'Akroïnon semble avoir arrêté pour longtemps les progrès des Arabes en Asie Mineure. L'époque du péril musulman est passée ; désormais, la guerre contre les Arabes ne sera plus qu'une guerre de frontières. Constantin n'aura qu'il continuer l'œuvre de Léon 111 et à consolider les positions acquises pendant le règne précédent. Et sa tâche sera facilitée encore par les dissensions terribles qui alors déjà ébranlaient l'empire arabe : d'abord, entre 743 et -5o, les discordes des derniers Ommiades, Oualid 11, Yézid 111, Marouam II ; enfin, en 700, le soulèvement formidable qui substitua à la dvnastie des Ommiades celle des Abbassides.

Il n'est naturellement pas possible de déterminer avec précision quelle était la frontière de l'empire byzantin du côté de l'Est à l'avènement de Constantin. Cependant une ligne tirée de l'embouchure du Boas, au fond de la mère Xoire, à Tarse en Cilicie, et détachant ainsi toute la péninsule proprement dite, marque assez exactement la ligne frontière que Constantin eut à disputer aux Arabes. Les thèmes frontières étaient, au Xord, celui des Arméniaques, et, au Sud, sans doute celui des Anatoliques, faisant face aux provinces arabes d'Al Sham et Al Gazira. Ceux de Lycandos, de Chaldée et de Mésopotamie sont de formation postérieure'.

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