Baladhuri, ibid
g. En -:)\ ou 755, ce Ivouchan iniligea une défaite grave à l'émir Mésopotamie de (Denvsde T. M. AS. luiiâ-ioOli).
36 C0>STA>rO V, EMPEREUR DES ROMAINS
Toutefois, les Ar.ibes furent retenus prisonniers'. Constantin s'avança même jusqu'à Arsamosate et ravagea le pays environnant". Le gouverneur de Svrie Abdallah reçut Tordre de faire son possible pour reconquérir les villes perdues. Mais la mort d'.Vbdul-.Vbbas vint interrompre ses opérations'.
Constantin n'avait pas songé il établir à demeure une garnison et une population bvzanline dans des villes aussi lointaines. En les détruisant, 11 privait les Arabes de leur point d'appui et mettait, pour plusieurs années, l'empire à l'abri des invasions. Cette série d'opérations importantes complétait l'œuvre commencée par la prise de Germanicée et de Doliché. La frontière de l'empire était reportée plus à l'est sur toute la largeur de la péninsule.
A la mort d'Abdul-Abbas, en 'jbfi, les dissensions reprirent plus sanglantes que jamais. Son frère, Abdallah-Al-Mansour, finit par rester maître du khaliAu après s'être débarrassé, par ruse ou par force, de ses rivaux, Abdallah, gouverneur de S\-rie, et Aboumouslim '. Le nouveau khalife fut un ennemi acharné de la religion chrétienne. Tandis que ses prédécesseurs avaient fait preuve d'une grande tolérance à l'égard de leurs nouveaux sujets chrétiens. Al- Mansour les frappa, au contraire, delourdsimpôtsauxquelsn'échappèrent ni les moines ni les solitaires °. Il voulut exclure les chrétiens de tous les emplois civils '^ et défendit de construire de nouvelles églises'. Il fit expulser le patriarche d'Antioche, Théodore, qui entretenait avec l'empereur une correspondance active. Et le siège du patriarchat fut même momentanément déplacé*.
En 706. le khalife envoya une armée pour reconquérir l'Al-Gazira^ Les généraux Salih et .Vl-Abbas réoccupèrent et rebâtirent Mélitène '" et Théodosiopolis ". C'est dans le même temps que Mopsueste fut réoccupée et reconstruite par les Arabes'".
i . Baladliuri.p. 91-93. IfaOTirmc que Kali^alactait peu imj>orlante. Lc\s autres chroniqueurs arabes ne mentioiinenl pas, en effet, la prise de cello ville. El. Nis., .-VU., ijo. 3. Baladhuri, p. 87.
3. Ibn Wahdih. AU., i33; Tabari. .\II., i3(). i. Théoph., .VM. 6346, p. 4^8.
5. Théoph., .\M. 6249, P- i^°- ^^- D*"."*. p. io5. tj. Théoph., AM. 6301, p. 43o.