‹ Études d'histoire byzantineChapitre 43 sur 178 · Tabari, AH., i4i, p. 733; Baladhuri, p · texte numérisé non relu

Tabari, AH., i4i, p. 733; Baladhuri, p

LA POLITIQUE EXTLRIELRF. : LES ARABES 3

L'année suivante, le gouverneur Abdal-Wahhab rebâtit le fort de Claudias et envaiiit la Cappadoce, où il pénétra probablement par la passe d'Adata. Constantin lui-même s'avança à sa rencontre ; et tel était le prestige de l'empereur byzantin que les Arabes battirent en retraite au seul bruit de son arrivée, n'emmenant que quelques Arméniens qui s'étaient joints volontairement à eux. Constantin les poursuivit jusqu'au fleuve Pyramos' (le Gaïchan).

Une paix fut probablement conclue à ce moment-là entre les Romains et les Arabes. Al-Mansour dut traiter pour le rachat des prisonniers arabes, en particulier pour ceux qui avaient été enlevés à Théodosiopolis ■". D'après Tabari, les Arabes auraient interrompu pendant sept ans leurs expéditions annuelles contre la frontière romaine''. En 709, cependant, les Arabes pénétrèrent de nouveau en Asie Mineure et battirent sur le fleuve Mêlas le stratèffe

des Arméuiaques, Paul. Théophane rapporte que les Arabes retournèrent chez eux avec un immense butin et une grande quantité de captifs, parmi lesquels quarante hauts fonctionnaires romains '. Mais Constantin n'eut plus .à intei'venir personnellement en Orient. Les stratèges des thèmes frontières et les garnisons des villes suffirent à contenir les Arabes. La guerre se réduisit de plus en plus pour les Romains à des séries de combats de frontière, et pour les Arabes à des razzias souvent fructueuses, mais qui ne compromettent plus la sûreté des villes et n'apportent aucun changement dans la géographie politique de l'empire. Ce sont ces fameuses expéditions d'été que les chroniqueurs arabes mentionnent sans en signaler les événements et sans en indiquer les résultats'.

A partir de "63, une partie de l'.Arménie arabe fut à son tour ravagée par les Turcs*. Qu'il y ait eu, ou non, traité formel entre Constantin et son beau-père le Khan des Chazares, il n'en est pas moins ii remarquer que les attaques des Chazares de la Caspienne contre les iVrabes se sont toujours produites au moment oii elles pouvaient être le plus utiles ;i l'empire. C'est grâce sans doute aux

I. L'expédition mnntionnce par Taliari, \H., iSg (p. 733). comme ayant eu tien en -'lO, et par Bala(l)iiiri (p. 89) csl tjien cefle dont parle Théophane, AM. 6ai8, p. 43o. Théophane ne signatc aucune aulic descente do Constantin on Asie Mineure.

a. Tabari, AIT, iSg, p. 733; Baladhuri, p. 93.

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