‹ Études d'histoire byzantineChapitre 51 sur 178 · Niropli.,.l«/;n/,.,'lll · texte numérisé non relu

Niropli.,.l«/;n/,.,'lll

4. Thcopti., AiM. 0347, p. /12g; Nicépli., lirev., p. 60. Sur les tppoOpia cl les /.Xciiou^ai dos frontières, et sur les^Slavinies, v. HambauH, p. 197, aO'i.

.'), Thôoph., AM. 62/17, p. /129; Nic(îpli., Bicv., p. 66; Zonaras, i33i. On sait rpi(j Us longs murs (liaient un rempart bâti par Anaslase en So'i, et coupant complètcinenl la péuliisulc. d'une mer à l'autre, au ilelà de Selcuilirla el de Bcicos.

sans être inquiétés et emmenant un immense butin ', et que, quatre ans plus tard, en 769, l'empereur fit une expédition en Bulgarie et pénétra jusqu'à la y.Xêîîijpa de Veregaba\ Mais les Bulgares s'avancèrent à sa rencontre et lui tuèrent une quantité de soldats, parmi lesquels Léon, patrice et stratège des Thracésiens et Léon, logothète du drome ; ils laissèrent ensuite les survivants revenir sans armes^.

Tout autre est le récit de Nicéphore. — En 755, Constantin se porta au-devant des Bulgares qui pillaient la Thrace ; il les battit complètement, les mit en fuite et leur infligea de grandes pertes pendant la poursuite. Ensuite il rassembla de grandes forces de terre et de mer pour aller châtier les Bulgares chez eux. Il s'embarqua sur le Pont-Euxin, arriva à l'embouchure du Danube, traversa le pays des Bulgares en le ravageant et réduisit en esclavage une grande partie de la population. Enfin, il leur livra une bataille décisive près du 5pîjpi.:v de Marcellus, voisin de la frontière bulgare*; les Bulgares, battus complètement, durent se résoudre à envoyer des ambassadeurs auprès de Constantin, à demander la paix et à fournir des otages^.

Toutes les raisons nous invitent à accorder la préférence au récit de Nicéphore, qui est évidemment ici plus exact et plus complet que celui de Théophane. D'après la versiou de Théophane, les Bulgares, après avoir atteint les Longs Murs, se retirèrent sains et saufs, après quoi l'empereur aurait attendu quatre ans avant de prendre les armes contre eux. Durant cet intervalle cependant, nous dit Théophane lui-même,

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