‹ Études d'histoire byzantineChapitre 50 sur 178 · Théoph., AM. 6198, p · texte numérisé non relu

Théoph., AM. 6198, p

\. V. Théoph., AM. 6209, p 397; Ceeirenus. p. 790; Zonaras, p. 736; v. Schenk, Kaiser Léon III, p. 2.5, 26 et note; Jirecek, op. cit., p. i4o. 5. Schenk, op. cit., p. 34-35 ; Jirecek, p. i4o.

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Léon III et Tervel furent respectés scrupuleusement de part et d'autre. Les Bulgares étaient toujours installés en Mésie et séparés de l'empire par la chaîne de l'Hémos. Selon l'usage constant des souverains de Byzance, les empereurs s'étaient sans doute engagés en outre à payer aux Bulgares une certaine somme.

En tout cas, c'est un refus de payer le tribut qui fut à l'origine des guerres entre Constantin V et les Bulgares. Kn 765, Constantin fit transporter en Thraceles Arménienset les Syriens de Theodosiopolis et de Méliténe', et il fit construire à la frontière (in certain nombre de forteresses où il les installa en les gratifiant largement de tout ce qui leui' était nécessaire pour vivre^. Et nous savons d'autre part que les fortifications de la Thrace étaient un des titres de gloire de Constantin^. Théophane dit qu'à ce moment là les Bulgares réclamèrent par un ambassadeur l'exécution des conventions (ta ■nrâ/.ia) relatives aux forteresses que l'empereur avait construites (Sii ^à y.TwOîVTa -/.â-Tpa). A la vue des forteresses byzantines, dit Nicéphore, les Bulgares réclamèrent le tribut (çspo'j^'). Il parait donc probable que les empereurs s'étaient engagés à payer une redevance aux Bulgares chaque lois qu'ils élèveraient des citadelles sur leurs frontières, soit parce que ces citadelles étaient une menace pour l'indépendance des Bulgares, soit simplement parce que ces populations étrangères qu'on installait ainsi à leurs portes empiétaient sur leurs teri'es et les empêchaient de tirer des tribus slaves sujettes les revenus accoutumés.

Constantin reçut avec mépris l'ambassadeur des Bulgares et refusa de payer le tribut. Les Bulgares alors, pour la première fois depuis trente-six ans, franchirent les montagnes, descendirent en Thrace, ravagèrent et dépeuplèrent tout le pays et s'avancèrent presque jusqu'aux Longs Murs '.

A partir de cv. moment, les récits des chroniqueurs dillèrenl. Théophane prétend (|ue les Bulgares s'en retournèrent chez eux

I. .Niro[ili., ISrrv.. p. ()() ; Tlii'oph., .\M. G2'i7, |i. '|2<) ; Ceiirenus, 889; Zonaras, iXU.

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