‹ Études d'histoire byzantineChapitre 59 sur 178 · Mcépli., Hrcv., il)i<l · texte numérisé non relu

Mcépli., Hrcv., il)i<l

XVI, — Constantin I . 1 4

bO COASTAi\TIj\ V, EMrERElR DES UOMAnS

Les Bulgares firent à la hâte quelques préparatifs de défense, mais leur khan Paganus se rendit compte que toute résistance était impossible ; il se décida à se rendre lui-même à Conslantinople et à implorer la clémence du vainqueur. 11 parut à la cour entouré de ses boyards et fut reçu avec le cérémonial accoutumé. Les détails de cette entrevue montrent bien le changement qui s'était produit dans la situation. L'empereur, assis sur son trône, avait à ses côtés Sabinus'. Le souverain bulgare n'est plus qu'un vassal que l'empereur protège contre les rébellions de ses sujets. Constantin tint aux chefs bulgares un langage sévère; il leur reprocha leur turbulence, leur insubordination, leurs insurrections perpétuelles, leur haine pour leur roi légitime". Enfin il se laissa fléchir et leur accorda la paix; mais il leur donna pour maître un certain Oumar. Cet Oumar n'était, soi-disant, qu'un simple lieutenant de Sabinus, considéré toujours comme le véritable souverain et qui, sans doute, préféra rester à Byzance, où il se sentait plus en sûreté'.

Mais cette paix ne fut pas longue. Les Bulgares chassèrent le représentant de Sabinus et mirent à sa place un de leurs chefs nommé Toctos, frère de Paganus*. Constantin prit alors la résolution d'en finir et de mettre les Bulgares hors d'état de combattre. En 76/i, il organisa une nouvelle expédition et quitta Constantinople. Les Bulgares, épouvantés, n'essayèrent même pas de se défendre ; ils ne trouvèrent d'autre moyen de salut que d'abandonner leurs terres et de se réfugier dans les forêts du Danube^ Constantin trouva les forteresses de la frontière vides de défenseurs''. Il traversa sans rencontrer de résistance une grande partie de la Bulgarie, ravageant le pays et incendiant les habita-

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