Ibid., p
6. Théoph. (AM. 0256, p. 436) prétend que le Copronyme trouva ouvertes les x'ÀEiaoJpat de la frontière, parce qu'il pénétrait en Bulgarie secrètement et en ^iolation de la paix.
LA POLITIQUE EVTERIELRE : LES BULGARES O I
lions'. Tliéophane se borne à dire qu'arrivé h Tzika-, l'empereur l'ut pris de frayeur et revint sans avoir rien fait, \j:r,zi'i ';z-n x'.z-i TTsirj^a; ' ; mais cette version n'est pas admissible. Nicéphore, dans son Aniirr/i. III, prétend, — à tort, nous l'avons vu, — qu'à Anchialos, l'armée romaine fut détruite presque en entier par le glaive des Scythes. Et il ajoute que si cette guerre a valu quelque gloire à Constantin, ce fut uniquement par les dissensions des Bulgares et la défection de Sabinus qui, dit-il, fournirent à l'empereur une facile occasion de s'illustrer*. Ce n'était donc pas seulement la bataille d'Anchialos, mais la campagne tout entière, qui, aux veux des contemporains, avait été heureuse pour l'empire.
Nous savons, par Xicéphore, que Constantin obtint en effet dans cette campagne des résultats importants. Il réussit à s'emparer d'un grand nombre de Bulgares, parmi lesquels les deux chefs principaux de la sédition, Toctos et son frère Baïanos (Paganus), qui furent mis a mort l'un et l'aiitre. Un autre chef, nommé Cam paganus, avait pris la fuite du côté de Varna et était sur le point de s'échapper, lorsqu il fut massacré par ses esclaves".
Entre temps, Constantin avait envoyé des troupes en Thrace pour délivrer les malheureuses populations de la péninsule des bandes indépendantes de Slaves et de Bulgares qui profitaient des guerres pour ravager le pays. Il reçut la soumission d'un des plus redoutables de ces brigands, Sévère, chef d'une bande de Slaves. Il s'empara aussi d'un renégat chrétien^, nommé Christinus, qui fut ramené à Constantinople. On tira une vengeance atroce de ses brigandages et de son apostasie. Des médecins lui coupèrent les pieds et les mains sur le port de Saint-Thomas et le disséquèrent ensuite tout vif «afin de voir comment fonctionnaient les organes. » Puis on jeta son corps dans les flammes'.
Il faut remarquer, cependant," qu'aucun traité n'avait été conclu