Tlicoph., .\M. GaSG, p
entre les Bulgares et l'empire. Que se passa-t-il l'année suivante en Bulgarie ? Nous l'ignorons absolument. Mais, le ai janvier 760, Constantin se mit en route pour envahir de nouveau la Bulgarie'. Il procéda comme il l'avait fait trois ans auparavant et organisa une double expédition par terre et par mer. Il se mit à la tète de l'armée de terre et pénétra ainsi jusqu'à Veregaba". En même temps, il avait armé 2 600 navires de transport surlesquels il avait embarqué tout ce que l'ensemble des thèmes avait pu lui fournir en fait de troupes de terre et de mer'. Il avait dirigé cette flotte vers Mesembria et Anchialos.
Ces immenses préparatifs suHîrent ;i effrayer les Bulgares, qui, épouvantés par le nombre des soldats qui les menaçaient, demandèrent la paix à l'empereur'. Mais l'expédition maritime aboutit à un désastre. La flotte s'était approchée trop près de la terre et avait jeté lancre en face d'une cote dangereuse et hérissée de rochers. Le vent du Nord se mit h souffler avec violence ; la flotte tout entière fut jetée à la côte et détruite complètement'.
De tous ces événements, Théophane ne nous rapporte que l'envoi de la flotte et la catastrophe d'Anchialos ; il ajoute que le 17 juin l'empereur rentra sans gloire dans la ville. La longue durée de la campagne (du 21 janvier au 17 juin), nous porte à croire qu'elle ne se réduisit pas a l'expédition navale. Peut-être même l'échouement de la flotte n'eut-il lieu qu'au retour. Malgré la réalité de ce désastre, nous n'avons aucune raison de douter des renseignements complémentaires que nous fournit Nicéphore. Il y eut sans doute à ce moment un accord entre Constantin et les Bulgares, puisque l'expédition de 760 fut suivie d'une paix de sept ans, pendant laquelle les Bulgares ne firent plus parler d'eux à Byzance. Durant cette période, l'empereur put se consacrer tout entier aux