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74 CONSTA\TI> V, EMPERKUR DES ROMAINS
et insiste clans ses lettres pour que Pépin lui fasse savoir « tout ce qui a été dit par le silentiaire' ».
L'année suivante Constantin V renvoie en France le secrétaire Georges; cette seconde ambassade n'a d'ailleurs pas plus de succès que la première". En 760, enfin, Paul l" annonce l'arrivée prochaine en France de six patrices byzantins, qui ont été accompagnés jusqu'en Italie par une flotte de 3oo navires^. Les démarches de Constantin auprès de Pépin n'ont aucun caractère hostile. Il parait avoir entretenu avec la cour de France des relations courtoises. Il avertit Pépin d'un complot tramé contre lui par Georges, le secrétaire impérial, d'accord avec le légat pontifical JMarinus '. Il consent à recevoir à Constantinople des envoyés du pape pourvu qu'ils soient accompagnés de ceux du roi des Francs^. Il espérait toujours arriver à une entente et à un partage de l'Italie. Mais le pape usait de l'autorité morale qu'il avait acquise auprès des Francs. Sans cesse il intervenait entre l'empereur et Pépin et dictait à celui-ci sa ligne de conduite. S'il n'est pas certain qu'il ait mis de la mauvaise foi dans les négociations, et falsifié intentionnellement les lettres que l'empereur adressait à Pépin", il n'a du moins rien épargné pour inspirer aux Francs de la méfiance. A chaque occasion il les met en garde contre les mensonges et les vaines flatteries des Byzantins'.
Justement Constantin, voulant tenter un dernier effort, venait d'envoyer en France deux nouveaux ambassadeurs munis d'instructions plus formelles et de pouvoirs plus étendus. Ils apportaient:» Pépin des lettres de l'empereur et avaient ordre de reprendre l'exarchat à prix d'argent s'il fallait. Ils étaient chargés en outre d'une mission religieuse*. Pépin renvoya Anthime à Constantinople et retint Synésius, mais refusa de le recevoir autrement qu'en présence des légats pontificaux. Il consulte les envoyés du pape sur la réponse qu'il convient de faire à l'empereur '