‹ Études d'histoire byzantineChapitre 97 sur 178 · Theopli., AM. 62/|3, p. 427; Nicéph., Brev., p · texte numérisé non relu

Theopli., AM. 62/|3, p. 427; Nicéph., Brev., p

2. Tliéopli., AM. 6247, p. 429 ; Nicéph., Brcv., p. 00 V. plus liaul, p. 43.

3. Niccpli., Brcv., p. 60. t» sic tJjv /psi'av «Jtoî; ivTjxovta (piXoiiaiu; 0(/)pr)ai|iavoç.

4. Tli.'opli., AM. O237, p. 422 ; AM. G247, p. 429 ; Nicéph.. .indVWi., HI, 5o8 ; Georges Ilam., p. 988, et ce renseignement est confirmé par Cedrenus, p. 889.

94 CONSTANTL\ V, EMPEREUR DES ROMAIÎNS

Rhaugabé devra prendre contre eux les mesures les plus sévères '.

Cet établissement des Asiatiques en Thrace est en rapport étroit avec le mouvement de populations qui eut lieu dans tout l'empire après la peste de ']k']-

Depuis plus d'une année déjà, une épidémie de peste bubonique ravageait la Sicile et la Calabre'. De là, la contagion s'étendit successivement à tout le littoral méditerranéen, parcourant la Grèce, où elle ppnétra par Monemvasie, et dépeupla l'Archipel tout entier, sautant d'une île à l'autre. Enfin, en 7/16, le terrible bubon fit son apparition à Constantinople. L'épidémie se propagea rapidement à travers la population serrée de la grande ville. La mortalité lut terrible pendant le printemps et l'été de 747'; les chroniqueurs nous font un récit tragique deceiléau qui fut accompagné de signes célestes, de prodiges et de phénomènes eifrayants. Ils attribuent naturellement cette calamité, ainsi que l'hiver terrible de 7G3, les tremblements de terre qui dévastèrent l'empire et la Syrie, les pluies détoiles, les prodiges et les feux barbus qui se montrèient dans le ciel, à l'impiété de Constantin Copronyme'.

Il paraît que pendant cette épidémie Constantin avait quitté la capitale et habitait Nicomédie '". II y avait sans doute une de ses résidences habituelles". 11 n'y a pas lieu d'attacher d'importance au passage de Georges Ilamartolos qui accuse Constantin d'avoir profité de la mort des principaux citoyens pour s'emparer de leurs biens et les rassembler dans son palais'. Les plus malveillants des contemporains ne disent rien de semblable.

Quoi qu'il en soit, la capitale se trouva presque entièrement dépeuplée par l'épidémie. Constantin entreprit de la repeupler et pour cela il fit venir des diverses provinces de l'empire, en particulier de la Grèce, des îles et des pays de l'Occident, un nombre aussi grand que possible de gens de tout métier, qu'il in-

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