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moins complète que chez l'homme, la puissance créatrice n'a pas achevé son œuvre.
Aristote explique d'une manière analogue les cas de tératologie. Les monstruosités ne sont que des dissemblances plus ou moins grandes, résultant de l'excès ou du défaut. Elles s'écartent du cours ordinaire des choses, mais elles ont leur base dans les forces naturelles.
Aristote a traité dans le même esprit de l'embryogénie. Interprétant, suivant les principes de sa philosophie, les résultats de ses délicates observations, il admet que le développement du germe est un raccourci du progrès srénéral de la vie dans la nature. La vie du germe est d'abord comparable à celle des végétaux ; puis l'embryon est dans un état comparable au sommeil, mais à un sommeil sans réveil. Le fœtus devient animal quand ii acquiert le sentiment. Alors seulement il est capable du sommeil véritable. L'ordre suivant lequel apparaissent les organes est déterminé par leur utilité et par la part qu'ils ont dans la formation des autres organes. Le cœur est ainsi l'organe qui se développe le premier.
On trouve chez Aristote beaucoup d'aphorismes et de considérations biologiques ressortissant à ce que nous appelons anatomie et physiologie comparées.
Il étudie soigneusement les ressemblances et les différences organiques. Les organes peuvent se ressem-
BOLTROUX.
«<S ÉTUDES DHISTOIRE DE LA PinLOSOPIllE
bler par la fi^^ure. Des organes en apparence différents
complets d un seul et même type, de telle sorte que ces ou le défaut fasse au fond toute la différence I
est a 1 o.seau ce que Técaille est au poisson. Même ran port entre les os et les arêtes, entre les ongj t e cornes, etc. Des espèces différentes peuvent pr sente
renls peuvent remplir la même fonction
Aristote détermine un grand nombre de corrélations orgamques. Par exemple : tous les animaux o d.
sang, ou un équivalent du san^^ Les ,„•
n.o,ic AI . . "■ ^®* animaux sans
P.eds, à deux p.eds ou à quatre pieds ont du sang • tous
ceux qu. ont plus de quatre pieds ont de la Ivmp; I y a chez les ruminants corrélation entre la n. .
cornes et labsence de canines r ^ "" ''"
''^"'"*'*- I-es mouvements latéraiiv de la mâchoire inférieure n'existent que chez lej TnT
•naux qu. Lroient leur nourriture Tous 1p v(5p,iak|„„„ , . . "lure. lous les animaux
venta lemenvvpares respirent dans l'air, etc. I^a io. de la division du travail est nettement for
" " ^"'^'' *^^"^ »'•=«»«« distincts spéciaux pour deux fonctions différentes. Quand cela ne se oeTt lu se serf du même instrument Dour ni '
mai, il».. • """®"' pour plusieurs usages ;
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plusieurs fonctions. ^^ *