XXVII. - DISCOUnS ET POÈMES
On ciJe d'Aristote plusieurs discours, enJre autres un AÔ.-oç o..xïvocôi ou Apologie, dans lequel il se défend contre laccusalion dimpiété, un Eloge de Platon, un Eloge d- Alexandre ; mais laiitlienlicité de ces ouvrages, aujourd'hui perdus, est très contestée.
Il avait composé aussi des pièces de poésie, dont il nous reste, parmi des fragments d une authenticité très douteuse, quelques morceaux authentiques. Le plus important de ces spécimens est une partie d'un scolie en l'honneur d'IIermias d'Atarnes, son ami. Aristote y chante la vertu, à laquelle, pareil aux anciens héros de la Grèce, Hermias a sacrifié sa vie. Mentionnons aussi quelques distiques d'une élégie à Eudème, composée en l'honneur de Platon, . cet homme dont l'éloge môme est interdit aux méchants ».
Voici le fragment du Scolie à f/ermias- :
. Vertu, objet de labeur pour le «enre humain, prix suprême de la v.e! Pour to., vierge! pour ta beauté, les Grecs son^ pk's à aflrouter a mort, à supporter des travaux terribles, in.iL' Tant c.t beau le Iru.t que lu fais naitre dans le c.rur, fruit immoral qu. vaut m.eux que l'or, et que la noblesse, et q .e le sommeila ■' aoux regard ! Pour toi, le (ils de Zeus, Uerc le, et Is , Is dTuda supportèrent beaucoup d'épreuves, nobles dmsseurs pou^u.vant
a 7:ZTlZrr- """•'"• '''"'' ^^ ^^^ entrèrent :: auss., le n, dAlarnes; et ccst pour la beau lé qu' 1 a privé ses
bel stctLrr, 'T'^"- ''"' """'""'''' - 'chantérur
actions, et les .Muses grandiront son nom el le feront im-
mortel, les Muscs, filles de Mnémosyne, qui honorent la majesté de Jupiter hospitalier et la gloire d'une amitié fidèle. »