Gerh. PhiL, I
itz n'est point le premier qui ait, à cette époque, rapprocher la doctrine de l'esprit de la doctrine vement. C'est même le trait saillant de la doctrine nne d'avoir, en ramenant les lois du mouvement à n quelque sorte que des pensées de Dieu, préparé >s mouvements des corps et les pensées des âmes parfaite convenance que leur correspondance s'en t assurée pour toute la suite des temps. Cepenl y a loin d'une telle doctrine à celle qui, dépassant it de vue cartésien d'un pur parallélisme, semble îr dans le mouvement tantôt la condition immédiate rminante du sentiment et de la conscience, tantôt contraire, comme l'expression et comme la suite 3nt immédiates des pensées de l'esprit, on ne peut e Leibnitz, qui a fait l'un et l'autre, se soit directeispiré de Descartes. Et le maître qu'il suit dans cet [u'il fait pour expliquer géométriquement, comme t lui-même, la nature de l'âme, est le même que Liquel nous avons vu qu'il avait emprunté sa docu mouvement. VHypothesis physica nova prouve, t, tout entière, dans la partie mathématique comme i partie physique, avec quel soin il avait lu le De e de Hobbes ; et il est impossible qu'il n'y ait point ué cette théorie profonde de la conscience qui y est >pée et dont les traits principaux se retrouvent dans >re doctrine. Hobbes est, en effet, le premier, à notre ssance, qui, tirant enfin parti de cette observation •e, qu'un homme qu'on supposerait « oculis quidem saeterisque videndi organis recte se habentibus comn, nullo autem alio sensu praeditum », et aussi imdem rem eodem semper colore et specie sine ulla nhna varietate apparentem obversum » ne verrait lité pas plus « quam ego videor mihi per Tac-
tus organa sentire lacertorum meorum ossa 1 », en cluait d'abord que c'est ne rien sentir que sentir toi la même chose 2 , et par suite qu'on ne sent vraimen ce qui change et qui, dans le changement, offre un traste sans cesse renouvelé. Puis comme le changi même passerait inaperçu si Ton n'était capable sin< persister à sentir ce qui n'est plus, du moins, sel remarque expressive de Hobbes, de sentir qu'on l'a et comme d'autre part sentir qu'on a senti n'est autre que se souvenir 3 , il en résulterait qu'à ses yeux h moire apparaissait comme le fondement et comme Tes du sentiment ou de la conscience. Quant au chang< lui-même, Hobbes, qui voyait dans le corps ou mieuî ce qu'il appelait les accidents de cette unique subsl dans la grandeur et le mouvement, le fond de tout* lité, ne pouvait point manquer de le ramener au m ment, en sorte que la conscience trouvait sa conditio jective et première dans le mouvement, et n'en et* quelque sorte qu'un résultat et qu'une suite. Encore était-elle qu'une suite lointaine, car tant s'en faut mouvement uniforme, lequel n'est à tout prendre état persistant d'un unique mobile, produise le con requis par la conscience, qu'on ne peut concevoir d' sition réelle qu'au point et au moment où concoure moins deux mouvements opposés ; à peine est-il b< d'ailleurs, de rappeler qu'en ce point et en ce moraei mouvements ne s'opposent que par leurs conatu sorte qu'il ne saurait y avoir de conscience que l'opposition d'au moins deux conatus, ou, ce qui n au même, d'une action et d'une réaction 4 . Bien pi moins de soutenir, contre toute vraisemblance, l'exis