‹ Études d'histoire des sciences et d'histoire de la philosophie (volume 2)Chapitre 118 sur 141 · L. Stein. Leibnitz und Spinoza, p · texte numérisé non relu

L. Stein. Leibnitz und Spinoza, p

2. Elem. philos. Ep. dédie. « Galilaeus primus a; physicae universae jiortam primam, naturam moh neque ultra hune computanda videatur esse aetas

. 3. De Cive. Epître déd. 3* page en haut. De Homine, ] 4. On sait l'injustice de Descartes à l'égard de Galilé

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textuellement la définition, cette notion si remarquable et si profonde du conatus, sur laquelle repose toute la Theoria motus abslracti et tout ce qui s'y rattache ; et là ne se bornent point les emprunts qu'il lui fait : outre la notion du conatus, il lui en demande encore toutes les lois essentielles, la propagation à l'infini du conatus dans le plein, qui emporte l'omission théorique de la masse, la composition des conatus à leur point de rencontre sous la loi suprême de l'addition algébrique, qui règle tous les cas de la composition phoronomique et du choc des corps ; ajoutons enfin qu'il lui doit, sans aucun doute possible, l'idée de demander encore au conatus l'origine première de toute cohésion, et par suite de toute solidité des corps dans l'espace.

Assurément Leibnitz ne se fait point l'esclave de la pensée de Hobbes ; et en plus d'une occasion, notamment au sujet de la cohésion *, ou des indivisibles et du point 2 , ou de la rigueur de certaines propositions géométriques 8 , il sait reprendre dans Hobbes ce qui lui paraît blâmable ; jamais cependant peut-être, en nulle autre occasion, n'a-l-il suivi de si près et jusque dans le détail la doctrine d'un autre. Même dans les parties les plus originales de VHypothesis, quand par exemple il fait de l'éther l'agent universel de l'élasticité et quand il lui demande . d'assurer le passage des lois du mouvement abstrait à celles du mouvement concret, c'est encore de Hobbes qu'il tire sinon l'idée de réconcilier ces lois, du moins l'agent physique qui les réconcilie et l'élasticité qu'il met dans tous les corps. Enfin, il n'est pas jusqu'à cette profonde « doctrina de mente », si contraire en un sens aux tendances de Hobbes, qui ne lui soit inspirée par celui qui tantôt faisait de la conscience une résultante de conatus concourants et qui tantôt l'identifiait avec la mémoire.

L'influence de Hobbes sur la plus importante des œuvres

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