A Arnauld, Gcrh., PMI, I
léments ou conatus isolés, qu'il n'y a dans la îvements strictement uniformes ; il n'y a dans
des mouvements curvilignes *, preuve qu'en
de l'espace concourent des conatus mul- ;t la preuve aussi qu'il n'y a point non plus
constitue un seul conatus. Leibnitz dit for- ) toute conscience (ou de tout Sentiment) ie harmonie, laquelle à chaque instant con-
concours de conatus multiples ; mais soni à ce trait du conatus que, dans l'esprit du e et qu'il ne saurait jamais se perdre dans ute qu'elle résulte d'harmonies antérieures, égard de Ta venir, elle en prépare d'autres, îc qu'il parle de l'impossibilité pour un es - (de impossib. obliviscendi *), en quoi, à 3rès, il proclame que rien ne s'y perd du me il eût pu dire qu'il est gros de l'avenir, ace plus près encore de la Monade, quand nsus, sinon une perception, du moins une >ute qu'elle enveloppe toujours le commenaction ultérieure : sensum cogitationem, cum i 3 . Donc point d'esprit pour lui, dont pensée illeurs inséparables, n'épuisent toute la naplus tard épuiseront celle de la monade la >inte à l'appétition. Remarquons enfin que > était singulièrement près de la perception, st une harmonie, c'est-à-dire, comme elle, i uno expressio » ; et si elle n'est pas encore, nscience, une expression du monde tout ens est-elle déjà l'expression adéquate de l'enîouvements dont elle est le principe, ou du est propre.
sr une fois de plus d'autres traits remarme l'indication des changements de perspec-
tques.
tive pour chaque conscience individuelle, ou comme la théorie du noyau substantiel et des mondes enveloppant d'autres mondes à l'infini, nous avons fait la preuve que, dans YHypothesis, les germes tout au moins des théories futures se trouvaient déposés. Deux obstacles notables s'opposaient cependant à leur développement, que vont une fois pour toutes renverser les progrès scientifiques accomplis durant le séjour à Paris. Le premier, qui venait du conflit des lois selon lesquelles le mouvement, et, partant, les conatus eux-mêmes, s'annihilent dans la nature, •et des lois selon lesquelles ils durent dans l'esprit, allait être levé par le redressement des erreurs de Leibnitz relativement aux lois générales du mouvement. Nous avons déjà vu tout ce dont, à ce sujet, il est redevable à Huygens ; et nous n'y revenons que pour nous représenter quelle vive impulsion ce redressement dut donner à notre philosophe dans le sens de ses premières visions de la Monade.
Le second obstacle était d'un autre ordre ; il venait de la source même de toute la doctrine, et de l'abus géométrique où une fausse notion de l'infiniment petit devait «conduire Leibnitz, même en ce qui regarde la nature de l'âme. On sait comment dans les lettres à Jean Frédéric son enthousiasme est si grand pour la méthode géométrique, qui lui donne d'ailleurs une si riche moisson en ce ■qui regarde l'esprit aussi bien que le mouvement, qu'il se vante d'éclaircir géométriquement la nature de l'âme et qu'il en fait un centre et, au sens rigoureux du mot, un point mathématique. Il se rend si peu compte qu'en faisant du conatus un élément de l'esprit, il passe de l'infiniment petit à une notion toute différente, qu'il s'obstine à n'y voir que cet infiniment petit et qu'une sorte d'élément absolu de l'espace. S'il en fût resté là, le passage si fécond •dans sa philosophie de l'ordre du réel à l'ordre des phénomènes fût demeuré à jamais impossible et fermé ; et, ■d'un autre côté, le point mathématique, qu'au delà du point physique et sous le noyau de substance nous avons
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vu reparaître dans les lettres à Jean Frédéric 1 , eût apporté en somme moins de secours que d'obstacles au déve- " ppement de ces états de perception, dont il se prête autant moins à représenter la multiplicité, qu'il en rerésente l'unité avec plus de rigueur. Le complet dévelopement des monades substantielles n'était donc possible ne le jour où Leibnitz aurait résolument limité à sa juste :ilcur la réalité de l'espace et de ses éléments, quand, 'autre part, le seul moyen de laisser à ceux-ci en ice de la substance une valeur quelconque, était de leur Dnner le rang de purs phénomènes, ayant dans les ibstances à coup sûr leur fondement, mais non point leurs arties.
Sur ces points capitaux de la pensée de Leibnitz, )mme plus haut au sujet des lois du mouvement, ses rogrès scientifiques, durant son séjour à Paris, délient avoir une action décisive. Bornons-nous à noter u'ils marquent le moment d'une révolution complète ans les idées de Leibnitz relativement aux infiniment etits de l'espace ou du mouvement. Tandis que dans Hypoihesis, en poussant à l'extrême la conception de avalieri, il inclinait à voir dans ces infiniment petits îs éléments en acte et, en quelque sorte absolus, quelque )in qu'il ait pris d'ailleurs de SQutenir qu'ils n'étaient jaais des minima, toute dangereuse équivoque allait cesser emblée quand il allait comprendre que l'élément d'une >urbe est toujours une courbe, l'élément d'une vitesse ujours une vitesse, mais susceptibles seulement de dimiîer sans fin, ou, ce qui revient au même, d'être toujours us petites, que toute grandeur donnée. Ce ne sont donc is des points, puisqu'au contraire ce sont toujours des •andeurs, limitées par des points, comme toutes les graniurs. Et en vain chercherait-on soit dans ces différences étendue ou de durée constamment décroissantes, soit ms le point et l'instant qui en sont les limites, mais qui