‹ Études d'histoire des sciences et d'histoire de la philosophie (volume 2)Chapitre 124 sur 141 · A des Bosses, Gerh., PhiL, II, p · texte numérisé non relu

A des Bosses, Gerh., PhiL, II, p

t. Ibid., IV, 483.

le l'autre toutes les richesses qui y étaient enve-

î deux manières et comme par deux voies, le mêle Hobbes fournissait à Leibnitz l'occasion de • l'existence de l'esprit, et d'y rattacher l'univers >on fondement et comme à son principe. Prend-il ensemble les lois du mouvement, et songe-t-il tout ce qu'il fallait de puissance et de sagesse >tlre cet ordre et cette économie que n'expliquent tes seules les lois géométriques ; alors c'est l'harmonie du monde qui lui semblent requérir d'un Dieu la cause et comme le siège d'une telle Procède-t-il, au contraire, à la suite de son 'analyse du mouvement, et, perdant de vue l'ene laisse-t-il conduire par la différentielle juséments mêmes des mouvements singuliers ; ce ontre alors au terme de l'analyse, c'est autant > absolus de consciences et autant de fois resexiste dans le monde d'éléments de mouvement, ble démarche donne d'abord à Leibnitz, sur ) de Dieu et sur celle d'esprits analogues aux utes les preuves capables de fonder solidement rance en Dieu et en l'immortalité de l'âme. Mais me se pose dont il semble qu'il ait à peine soûpmt 1672, toute la gravité : il n'y a point de doute peux tout dans le monde relève non seulement sée, mais même que tout y soit pénétré de penla pensée de Dieu qui le dirige, et de la 3 âmes qui en sont le support. Mais peut-on conque l'esprit se disperse autant de fois que le U se multiplie dans le monde, et qu'adviendrait- ; l'unité du monde et de l'unité de Dieu ? ou que Dieu absorbe plus ou moins en soi toutes les que deviendrait alors, sans parler de l'étrange les choses, notre propre personne ? A deux rebnitz a été sur le point d'aborder le problème ; ndications qu'il donne pour le résoudre, et qui

fixent déjà son altitude future, prouvent qu'il n'en «rmngonne pas toutes les difficultés : de Dieu en qui i l'esprit universel, nos âmes, qu'il appelle « mentes s dae », tireraient leurs pensées, en sorte qu'elles pensej par la pensée de Dieu x ; mais ailleurs indiquant qu seraient comme des fils (instar filiorum) à l'égard de père 2 , il entend sans nul doute qu'elles en restenl tinctes.

Bien qu'il y ait dans ces textes comme une ébauct l'orme du règne des esprits, dont Dieu serait le mona on sent donc qu'à vrai dire le problème ne se pose j ou qu'en tout cas il se résout d'une manière qui ra{ Celle du sens commun. Et quand on songe à la place tient dans le système des monades, on en vient à se que c'est par ce côté qu'en 1672 Leibnitz est le moins de sa doctrine future. Sans doute, il voit déjà en toute cience une nature qui, en tant qu'elle est une narra s'offre à dépendre bien plus d'une harmonie plus h que d'une multitude d'éléments inférieurs, et par exe de mouvements. Par là toutes les consciences se prêt à entrer dans v une hiérarchie, avec un Dieu au somn la Nature en bas. Mais des nécessités qui devaie conduire à faire de cet ensemble de consciences moniques une harmonie préétablie et à en mettre en le siège et le fondement, Leibnitz n'avait pas le faible soupçon. Comment elles lui apparurent dans toute leur force quand il fut initié aux œuvres i physiques de l'école cartésienne, nous n'avons point dire. Signalons seulement l'influence que ne purent { manquer d'avoir sur son esprit l'auteur de la doctrin causes occasionnelles, doctrine qu'il ne traverse que la dépasser, et l'auteur de Y Ethique, où il prit toi moins conscience du problème que pose, pour qui tend, la notion de la substance, et où il prit la force résoudre autrement. On sait que c'est à Paris qu'il c<

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